dimanche 24 juin 2012

Banque Bang


Savez-vous qu’il y a actuellement une crise financière qui n’en finit pas et dont on ne voit pas vraiment la fin ? La cause de cette crise ? J’avoue ne pas être économiste et je n’oserais prétendre détenir la vérité en la matière. Mais – en tant que citoyen européen – il me semble avant tout que ce soit la crise des banques.

Sans doute, y a-t-il une analyse plus simple et plus englobante : nous vivons au-dessus de nos moyens ! Les possibilités de crédit entraînent les gens à dépenser plus que ce qu’ils n’ont dans leur porte-monnaie pour bénéficier du rêve consummatoire. S’ils trouvent du crédit, c’est parce que les banques n’hésitent que rarement à leur fournir de l’argent avec la promesse de plantureux intérêts. Comme les banques n’ont pas assez d’argent pour accorder ces nombreux crédits, elles empruntent elles-mêmes auprès d’autres banques qui donnent de l’argent qu’elles n’auront jamais la possibilité de récupérer. On entre dans le monde nauséeux et nauséabond des créances douteuses.

À un certain moment, les banques n’ont plus d’argent… et elles font appel alors aux États. Ceux-ci n’ont pas plus d’argent que les banques. Ils n’arrêtent d’ailleurs pas d’emprunter et d’augmenter leur dette publique. Mais voilà, il paraît qu’ils ont une responsabilité vis-à-vis du système économico-financier. Alors, ils paient eux aussi. Jusqu’au moment où il n’y a plus d’argent.

La question qui se pose est simple, soutenue par ce qui s’est passé notamment en Islande : ne faut-il pas arrêter de soutenir – artificiellement – les banques et amener celles-ci à assurer leurs erreurs de gestion ? Ne faut-il pas opter définitivement pour le « banque bang » ?

Toutes les solutions qui sont actuellement adoptées pour soutenir les banques et les États déficitaires ne sont-elles pas que des emplâtres sur des jambes de bois ? Ne consistent-elles pas à absoudre les dirigeants inconscients qui n’ont pensé qu’à leurs plantureux et indécents salaires personnels ? Ne faut-il pas se dire une fois pour toutes que ce système financier ne peut plus durer comme tel et qu’il faut donc laisser crever les banques (et les banquiers) dans leurs sinistres magouilles ?

Bien sûr – et c’est cela qui me fait hésiter – une telle décision conduirait à des dégâts incommensurables. Surtout, des millions de petits épargnants verraient vraisemblablement leurs économies s’envoler en fumée virtuelle. Mais faut-il pour autant continuer à nourrir les comptes bien remplis de ceux qui ne vivent que de ce système financier ?

La question est complexe et – je le répète – je n’ai pas les clés pour y répondre de manière totalement pertinente. Mes lectures quotidiennes ne m’apportent pas plus d’éléments en un sens ou en un autre. Certains sont convaincus qu’il faut avant tout sauver le système pour éviter la catastrophe alors que d’autres affirment avec vigueur que la seule solution est de ne pas sauver le système afin de pouvoir déboucher sur un nouveau fonctionnement plus social, plus ouvert, plus responsable. Qui a raison ?

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