dimanche 25 mars 2018

Hors dialogue, pas de démocratie

Qu’une chose soit claire : je n’ai aucune sympathie ni pour Carles Puigdemont – un nationaliste de droite – ni pour la cause indépendantiste catalogne qui me semble un non-sens à l’heure de l’Europe. Par contre, j’ai quelque sympathie pour la démocratie, et là, elle en prend méchamment pour son grade !

En aucune manière, je n’approuve la déclaration unilatérale de l’indépendance de la Catalogne, il y a quelques mois. Je suis convaincu qu’il existe d’autres moyens pour atteindre un tel objectif, pour autant qu’il soit justifié et argumenté. La seule issue acceptable dans un tel cas est le dialogue et le consensus. Nous ne vivons plus à cet égard à l’ère des guerres unilatérales. Du moins, je l’espère.

Le pouvoir central espagnol a choisi – depuis longtemps – la violence pour gérer ce problème. Y compris pour empêcher un vote démocratique. Y compris pour nier les résultats d’un vote démocratique. Pour Mariano Rajoy et ses sbires, il n’existe qu’une seule solution : celle du pouvoir central fort et dur. Sur le fond, il a peut-être raison. Sur la forme, il prend des positions totalement inacceptables.

Comment accepter qu’un pays européen soi-disant démocratique décide de mettre en prison et de poursuivre des hommes/femmes politiques qui défendent une autre position que celles du pouvoir central ? Une telle Europe, je n’en veux pas. Elle massacre en réalité tout l’idéal européen basé sur le dialogue, l’ouverture et la solidarité. Ce soir, cet idéal me semble bien lointain. Malheureusement !

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