Nous voici donc au changement d’heure. Comme à chaque changement – soit deux fois par an – on va lire çà et là les sempiternelles rouspétances. Pourtant, en ce domaine comme en d’autres, le meilleur moyen de ne pas avoir de problèmes est de ne pas en voir là où il n’y en a pas !
Sans doute, ce petit changement perturbe-t-il certains. Quand on creuse un peu la question, il apparaît que celles qui subissent le plus un effet négatif seraient les vaches laitières qui auraient quelques difficultés à se remettre du changement de rythme, avec non seulement une baisse quantitative de la production, mais aussi de sa qualité ! Elles auraient bien besoin d’une semaine pour s’adapter à la nouvelle donne. Il faut compatir, non seulement avec les vaches en question, mais sans doute surtout avec les fermiers qui sont les premiers à en subir les conséquences.
Pour le reste… On dit que les enfants et les personnes âgées ont du mal à s’en remettre également. Il serait plus correct de dire que certains enfants et certaines personnes âgées éprouvent certaines difficultés à s’habituer à cette modification temporelle. En tout cas, toutes les difficultés – pour autant qu’il y en ait – disparaissent après une semaine.
Les bénéfices du changement d’heure continuent quant à eux durant les 7 mois que dure l’heure d’été. Je ne parle pas des gains énergétiques. On sait que ceux-ci existent, mais qu’ils sont relativement faibles. Je parle simplement des gains en termes de bien-être. Pouvoir disposer de soirées plus longtemps lumineuses, c’est un réel profit ! Ce l’est d’autant plus quand on n’en finit pas de ne pas sortir d’un hiver sombre et froid. Changer d’heure, c’est un peu entrer vraiment dans le printemps et l’été. Et ça, c’est appréciable.
Bref, on ne peut nier que pour certains, ce changement positif est légèrement perturbant. Faut-il pour autant à chaque fois nous bassiner les oreilles avec cette histoire. Bien sûr, il faut rappeler que changement d’heure il y a et réexpliquer à chacun ce qu’il doit faire concrètement. Mais de là à remettre chaque fois en question cette mutation, il y a une marge. D’autant plus qu’en procédant ainsi, les médias ne font sans doute que créer le problème. Or, vraiment, le meilleur moyen de ne pas avoir de problèmes est de ne pas en voir là où il n’y en a pas !
Finalement, dans cette histoire, le plus gros problème est qu’il faut passer en revue toutes les horloges qui n’ont pas encore intégré le changement de manière automatique. Et ça en fait un sacré paquet !
Allumeur de réverbères
Qu'y a-t-il de plus beau sur terre
Que de faire naître la lumière
Là où c'est nécessaire ?
samedi 30 mars 2013
samedi 16 mars 2013
L'inexorable disparition de l'écriture manuscrite
Ces mots, je les écris sur un clavier relié à un écran. Si quelqu’un les lit un jour, ce sera sur un autre écran. Plus que vraisemblablement, il n’y aura jamais personne qui les imprimera sur un papier. Quand bien même ce serait le cas, seule une imprimante interviendra. Ces mots existent, mais ils ne seront jamais écrits à la main « à l’ancienne ». L’écriture manuscrite est en train de disparaître.
Elle ne serait pas la première forme d’écriture à s’éteindre. Il y a longtemps que plus personne ne grave sur une pierre les « coins » de l’écriture cunéiforme des Sumériens. Plus personne ne trace sur des tablettes de cire ni ne dessine sur des papyrus les hiéroglyphes égyptiens ou des alphabets phéniciens. L’arrivée du parchemin, puis du papier, a révolutionné l’écriture qui a cessé d’être l’apanage de quelques privilégiés pour devenir pendant des siècles un moyen de communication largement répandu.
Mais aujourd’hui, alors que l’écrit n’a sans doute jamais été aussi présent, rares sont les occasions où l’on écrit à la main pour communiquer. L’émergence des supports électroniques est d’une telle ampleur que l’écriture manuelle devient obsolète. Il nous arrive évidemment encore d’écrire à la main, mais la plupart du temps, ce sont des écrits courts et utilitaires : une liste de courses, un rendez-vous dans son agenda, un chèque (en Belgique, ceux-ci n’existent même plus)… Bien peu de gens prennent encore le temps d’écrire leur courrier à la main. La plupart des écrivains, poètes, scientifiques… écrivent à l’aide de l’ordinateur. Même dans les auditoires, on voit de plus en plus d’étudiants encoder directement leurs notes de cours.
Il faut dire que l’ordinateur offre de nombreux avantages dont celui de la propreté. Moi qui ne suis jamais arrivé à écrire de manière lisible, je bénis le ciel (et les hommes) d’avoir inventé l’ordinateur. Non seulement je peux écrire lisiblement et proprement, mais aussi je peux penser de manière dynamique et propre. Je peux revenir en arrière. Je peux effacer un mot, le déplacer, le remplacer. L’écriture peut même devenir un processus collectif où plusieurs personnes interviennent directement sur le texte en devenir. Sans oublier bien sûr les correcteurs orthographiques et autres dictionnaires de synonymes qui sont bien utiles quand on sait bien les utiliser. Bref, moi qui ai toujours beaucoup écrit, j’ai l’impression que ma force d’écriture s’est décuplée avec l’arrivée de l’ordinateur.
Inévitablement donc, on peut se poser la question de la disparition de l’écriture manuscrite. Celle-ci aura de moins en moins d’importance. On écrira de plus en plus notre liste de courses, notre agenda et autres babioles sur notre smartphone. Un jour, on se rendra compte qu’on n’écrit plus à la main. Que plus personne n’écrit à la main. Il y aura bien sûr des irréductibles et ils n’auront sans doute pas tort. Mais inexorablement, l’écriture manuscrite disparaîtra. Ce n’est pas pour demain, ni même pour après-demain. Mais peut-être dans 20 ans, dans 50 ans, voire même dans 100 ans. À l’échelle de l’histoire de l’écriture, c’est comme si c’était tout à l’heure.
On y perdra quelque chose, bien sûr. Mais l’humanité s’en remettra. Quand j’étais petit, j’ai appris à extraire des racines carrées à la main. Aujourd’hui, je prends ma calculette et c’est beaucoup plus simple ! Personne n’y a quelque chose à redire. J’ai aussi appris la calligraphie. Cela ne m’a pas aidé à avoir une écriture lisible, mais j’ai passé des heures à remplir des pages avec de belles lettres, en pure perte. La calligraphie a disparu aujourd’hui des classes d’école. Y a-t-il quelqu’un qui y a vraiment quelque chose à redire, en dehors d’une nostalgie vaporeuse ?
Une telle nostalgie n’a pas lieu d’être. À l’université, j’ai appris – avec beaucoup de plaisir – les statistiques. Nous utilisions déjà des calculatrices scientifiques, mais lors de l’examen, nous passions l’essentiel de notre temps à encoder des données pour calculer des moyennes et des écarts-types, afin de faire – quasiment à la main – les calculs de l’un ou l’autre test statistique relativement simple. Aujourd’hui, fini les calculatrices. Les données sont encodées dans un logiciel quelconque et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, on réalise tous les tests statistiques qu’on veut. Le travail n’est plus alors de calculer la valeur d’un t ou d’un F, mais d’interpréter les résultats des analyses réalisées et de leur donner du sens. Grâce à l’ordinateur, le statisticien peut se débarrasser du boulot de singe et se concentrer sur l’essentiel, à savoir l'utilisation des résultats. C’est bien plus intelligent, plus utile, plus complexe, plus significatif.
Il en va de même pour l’écriture. Ne plus devoir consacrer son énergie à l’acte physique d’écrire, être aidé dans la gestion difficile de l’orthographe… tout cela contribuera à aller à l’essentiel : le sens du message qu’on écrit, voire le style qu’on veut lui donner.
Cela dit, l’acte manuel d’écrire a son importance aussi ! Certains affirment qu’écrire à la main est bon pour le cerveau, car l'utilisation du stylo implique davantage d'activité cérébrale que l'utilisation du clavier. Certains médecins conseilleraient d’ailleurs aux personnes âgées de se remettre à l’écriture manuscrite pour garder un esprit vif. Cet acte physique permettrait aussi de structurer la pensée. Les plus fervents de l’écriture manuelle prétendent que le développement des écrans dans notre quotidien conduirait à une mauvaise ou une moindre utilisation de la partie du cerveau consacrée aux mouvements.
D’autre part, il est vrai que notre écriture est un élément fondamental de notre être et révèle bien des choses sur notre caractère et notre personnalité, du moins pour ceux qui savent décoder et interpréter – sans trop travestir – les différents types d'écritures. Pour écrire, notre cerveau envoie des signaux à nos mains et à nos doigts, via le système nerveux : comme chaque cerveau est différent, chaque écriture est différente. Elle est une autre empreinte digitale ! L’abandon de cette empreinte serait dès lors quelque part une perte d’identité, ainsi d’ailleurs qu’une distanciation de l’histoire de l’humanité…
Tous ces éléments sont importants à prendre en compte et, maintenant que la question de la disparition de l’écriture se pose de manière concrète, il est indispensable de multiplier les recherches pour essayer de comprendre quel peut être le rôle exact de l’écriture manuelle dans la construction de l’identité et de l’intelligence. Ces recherches devront aborder une question essentielle et lourde de sens : faut-il encore apprendre aux enfants de 6 ans à écrire à la main ?
Il est trop tôt pour répondre à cette question. L’école sera sans doute le dernier bastion de l’écriture manuscrite. Quand celle-ci aura quasiment entièrement disparu des pratiques humaines, on continuera vraisemblablement encore à l’enseigner. Par habitude d’abord, mais aussi parce que de nombreux pédagogues, psychologues, neurologues… argueront du fait que l'apprentissage de l'écriture manuscrite permet de développer la psychomotricité chez les enfants et contribue à la stimulation et au développement de certaines zones du cerveau.
Néanmoins, qu’on le veuille ou non, on est sans doute dans une évolution inéluctable. Un instituteur ayant réfléchi à celle-ci écrit : « S’il fallait en effet vraiment mettre l’accent sur les compétences des citoyens de demain, je supprimerais de mon emploi du temps l’apprentissage des boucles et des ponts, non sans une certaine nostalgie du temps passé, tout comme mes anciens collègues ont dû pleurer amèrement la disparition de l’encrier et de la plume, et de l’apprentissage associé des pleins et des déliés. Les temps changent, les techniques aussi, l’école se doit de les accompagner. »
N’est-ce pas là le véritable défi ? Comment s’inscrire dans le mouvement de l’histoire, en accompagnant – voire en précédant – les évolutions inéluctables, sans s’enfermer dans une inutile et improductive nostalgie ?
Elle ne serait pas la première forme d’écriture à s’éteindre. Il y a longtemps que plus personne ne grave sur une pierre les « coins » de l’écriture cunéiforme des Sumériens. Plus personne ne trace sur des tablettes de cire ni ne dessine sur des papyrus les hiéroglyphes égyptiens ou des alphabets phéniciens. L’arrivée du parchemin, puis du papier, a révolutionné l’écriture qui a cessé d’être l’apanage de quelques privilégiés pour devenir pendant des siècles un moyen de communication largement répandu.
Mais aujourd’hui, alors que l’écrit n’a sans doute jamais été aussi présent, rares sont les occasions où l’on écrit à la main pour communiquer. L’émergence des supports électroniques est d’une telle ampleur que l’écriture manuelle devient obsolète. Il nous arrive évidemment encore d’écrire à la main, mais la plupart du temps, ce sont des écrits courts et utilitaires : une liste de courses, un rendez-vous dans son agenda, un chèque (en Belgique, ceux-ci n’existent même plus)… Bien peu de gens prennent encore le temps d’écrire leur courrier à la main. La plupart des écrivains, poètes, scientifiques… écrivent à l’aide de l’ordinateur. Même dans les auditoires, on voit de plus en plus d’étudiants encoder directement leurs notes de cours.
Il faut dire que l’ordinateur offre de nombreux avantages dont celui de la propreté. Moi qui ne suis jamais arrivé à écrire de manière lisible, je bénis le ciel (et les hommes) d’avoir inventé l’ordinateur. Non seulement je peux écrire lisiblement et proprement, mais aussi je peux penser de manière dynamique et propre. Je peux revenir en arrière. Je peux effacer un mot, le déplacer, le remplacer. L’écriture peut même devenir un processus collectif où plusieurs personnes interviennent directement sur le texte en devenir. Sans oublier bien sûr les correcteurs orthographiques et autres dictionnaires de synonymes qui sont bien utiles quand on sait bien les utiliser. Bref, moi qui ai toujours beaucoup écrit, j’ai l’impression que ma force d’écriture s’est décuplée avec l’arrivée de l’ordinateur.
Inévitablement donc, on peut se poser la question de la disparition de l’écriture manuscrite. Celle-ci aura de moins en moins d’importance. On écrira de plus en plus notre liste de courses, notre agenda et autres babioles sur notre smartphone. Un jour, on se rendra compte qu’on n’écrit plus à la main. Que plus personne n’écrit à la main. Il y aura bien sûr des irréductibles et ils n’auront sans doute pas tort. Mais inexorablement, l’écriture manuscrite disparaîtra. Ce n’est pas pour demain, ni même pour après-demain. Mais peut-être dans 20 ans, dans 50 ans, voire même dans 100 ans. À l’échelle de l’histoire de l’écriture, c’est comme si c’était tout à l’heure.
On y perdra quelque chose, bien sûr. Mais l’humanité s’en remettra. Quand j’étais petit, j’ai appris à extraire des racines carrées à la main. Aujourd’hui, je prends ma calculette et c’est beaucoup plus simple ! Personne n’y a quelque chose à redire. J’ai aussi appris la calligraphie. Cela ne m’a pas aidé à avoir une écriture lisible, mais j’ai passé des heures à remplir des pages avec de belles lettres, en pure perte. La calligraphie a disparu aujourd’hui des classes d’école. Y a-t-il quelqu’un qui y a vraiment quelque chose à redire, en dehors d’une nostalgie vaporeuse ?
Une telle nostalgie n’a pas lieu d’être. À l’université, j’ai appris – avec beaucoup de plaisir – les statistiques. Nous utilisions déjà des calculatrices scientifiques, mais lors de l’examen, nous passions l’essentiel de notre temps à encoder des données pour calculer des moyennes et des écarts-types, afin de faire – quasiment à la main – les calculs de l’un ou l’autre test statistique relativement simple. Aujourd’hui, fini les calculatrices. Les données sont encodées dans un logiciel quelconque et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, on réalise tous les tests statistiques qu’on veut. Le travail n’est plus alors de calculer la valeur d’un t ou d’un F, mais d’interpréter les résultats des analyses réalisées et de leur donner du sens. Grâce à l’ordinateur, le statisticien peut se débarrasser du boulot de singe et se concentrer sur l’essentiel, à savoir l'utilisation des résultats. C’est bien plus intelligent, plus utile, plus complexe, plus significatif.
Il en va de même pour l’écriture. Ne plus devoir consacrer son énergie à l’acte physique d’écrire, être aidé dans la gestion difficile de l’orthographe… tout cela contribuera à aller à l’essentiel : le sens du message qu’on écrit, voire le style qu’on veut lui donner.
Cela dit, l’acte manuel d’écrire a son importance aussi ! Certains affirment qu’écrire à la main est bon pour le cerveau, car l'utilisation du stylo implique davantage d'activité cérébrale que l'utilisation du clavier. Certains médecins conseilleraient d’ailleurs aux personnes âgées de se remettre à l’écriture manuscrite pour garder un esprit vif. Cet acte physique permettrait aussi de structurer la pensée. Les plus fervents de l’écriture manuelle prétendent que le développement des écrans dans notre quotidien conduirait à une mauvaise ou une moindre utilisation de la partie du cerveau consacrée aux mouvements.
D’autre part, il est vrai que notre écriture est un élément fondamental de notre être et révèle bien des choses sur notre caractère et notre personnalité, du moins pour ceux qui savent décoder et interpréter – sans trop travestir – les différents types d'écritures. Pour écrire, notre cerveau envoie des signaux à nos mains et à nos doigts, via le système nerveux : comme chaque cerveau est différent, chaque écriture est différente. Elle est une autre empreinte digitale ! L’abandon de cette empreinte serait dès lors quelque part une perte d’identité, ainsi d’ailleurs qu’une distanciation de l’histoire de l’humanité…
Tous ces éléments sont importants à prendre en compte et, maintenant que la question de la disparition de l’écriture se pose de manière concrète, il est indispensable de multiplier les recherches pour essayer de comprendre quel peut être le rôle exact de l’écriture manuelle dans la construction de l’identité et de l’intelligence. Ces recherches devront aborder une question essentielle et lourde de sens : faut-il encore apprendre aux enfants de 6 ans à écrire à la main ?
Il est trop tôt pour répondre à cette question. L’école sera sans doute le dernier bastion de l’écriture manuscrite. Quand celle-ci aura quasiment entièrement disparu des pratiques humaines, on continuera vraisemblablement encore à l’enseigner. Par habitude d’abord, mais aussi parce que de nombreux pédagogues, psychologues, neurologues… argueront du fait que l'apprentissage de l'écriture manuscrite permet de développer la psychomotricité chez les enfants et contribue à la stimulation et au développement de certaines zones du cerveau.
Néanmoins, qu’on le veuille ou non, on est sans doute dans une évolution inéluctable. Un instituteur ayant réfléchi à celle-ci écrit : « S’il fallait en effet vraiment mettre l’accent sur les compétences des citoyens de demain, je supprimerais de mon emploi du temps l’apprentissage des boucles et des ponts, non sans une certaine nostalgie du temps passé, tout comme mes anciens collègues ont dû pleurer amèrement la disparition de l’encrier et de la plume, et de l’apprentissage associé des pleins et des déliés. Les temps changent, les techniques aussi, l’école se doit de les accompagner. »
N’est-ce pas là le véritable défi ? Comment s’inscrire dans le mouvement de l’histoire, en accompagnant – voire en précédant – les évolutions inéluctables, sans s’enfermer dans une inutile et improductive nostalgie ?
lundi 11 mars 2013
Pérégrinations
Hier, j’étais – pour le plaisir – à la pointe nord-ouest de la Belgique, plus précisément d’ailleurs à la pointe sud-ouest des Pays-Bas. Aujourd’hui, j’ai travaillé à la pointe sud-est de la Belgique, plus précisément en France d’ailleurs. Et me voilà de retour chez moi, aux alentours de Wavre. Entre A et B, 323 km.
Dans l’absolu, ce n’est pas grand chose. À l’échelle de la Belgique, c’est énorme. C’est vraiment la traverser de long en large, selon la distance la plus grande possible.
En réalité, ce n’étaient que quelques centaines de kilomètres supplémentaires dans ma vie professionnelle. S’il m’est arrivé de voyager un peu partout dans le monde pour aller travailler, pour le moment, je parcours les quatre coins de la Belgique, ou plus précisément de la Wallonie. C’est un peu long parfois, mais c’est supportable.
Les déplacements en soi ne sont pas désagréables. On peut rêver, écouter de la musique, apprécier les paysages, réfléchir à l’un ou l’autre point en n’ayant pas peur de parler seul tout haut… Quand les conditions climatiques ne sont pas excellentes, comme ce soir au retour, c’est plus stressant, mais à nouveau, c’est supportable.
Mais ce que j’apprécie le plus, c’est que le simple fait de venir de loin, d’avoir parcouru de nombreux kilomètres pour aller travailler avec des gens rend ceux-ci plus disponibles, plus ouverts, plus cordiaux. C’est un phénomène difficile à expliquer et je ne m’autoriserais pas à le généraliser à toute circonstance. Cependant, la plupart du temps, ça marche et j’ai l’impression au bout du compte que ces journées aux longs déplacements sont aussi plus efficaces, plus souriantes, plus épanouies…
Finalement, ce n’est peut-être qu’une impression. Comme si les kilomètres me saoulaient et m’introduisaient dans un univers second. Allez savoir. En attendant, au bout du compte, c’est bien agréable.
Dans l’absolu, ce n’est pas grand chose. À l’échelle de la Belgique, c’est énorme. C’est vraiment la traverser de long en large, selon la distance la plus grande possible.
En réalité, ce n’étaient que quelques centaines de kilomètres supplémentaires dans ma vie professionnelle. S’il m’est arrivé de voyager un peu partout dans le monde pour aller travailler, pour le moment, je parcours les quatre coins de la Belgique, ou plus précisément de la Wallonie. C’est un peu long parfois, mais c’est supportable.
Les déplacements en soi ne sont pas désagréables. On peut rêver, écouter de la musique, apprécier les paysages, réfléchir à l’un ou l’autre point en n’ayant pas peur de parler seul tout haut… Quand les conditions climatiques ne sont pas excellentes, comme ce soir au retour, c’est plus stressant, mais à nouveau, c’est supportable.
Mais ce que j’apprécie le plus, c’est que le simple fait de venir de loin, d’avoir parcouru de nombreux kilomètres pour aller travailler avec des gens rend ceux-ci plus disponibles, plus ouverts, plus cordiaux. C’est un phénomène difficile à expliquer et je ne m’autoriserais pas à le généraliser à toute circonstance. Cependant, la plupart du temps, ça marche et j’ai l’impression au bout du compte que ces journées aux longs déplacements sont aussi plus efficaces, plus souriantes, plus épanouies…
Finalement, ce n’est peut-être qu’une impression. Comme si les kilomètres me saoulaient et m’introduisaient dans un univers second. Allez savoir. En attendant, au bout du compte, c’est bien agréable.
dimanche 3 mars 2013
Rendez-lui ses Tours
Lance Armstrong est déchu. Il a triché, il a avoué, il est puni. Et pourtant, j’ose écrire : « Rendez-lui ses Tours, ses victoires, ses exploits ». Il a triché, c’est certain. Mais il a tout simplement triché comme les autres. Chaque jour apporte sa part de nouvelles informations sur les pratiques dopantes dans le cyclisme tout comme dans d’autres sports. Alors, arrêtons l’hypocrisie et acceptons que tous ceux – ou quasi tous ceux – qui gagnent sont d’une manière ou d’une autre préparés à le faire avec toutes les méthodes qui peuvent y contribuer.
Il semble maintenant évident que toutes les victoires au Tour de France, depuis 1991, ont été acquises avec l’aide de cette charmante Erythropoïétine, mieux connue sous le vocable EPO. 1991, c’est la première victoire de Miguel Indurain, avec l’aide du Docteur Conconi, celui qui – en 1984 déjà – avait construit de toute pièce l’incroyable record de l’heure de Francesco Moser.
De 1991 à 2012, cela fait 21 Tours. Dont 7 à l’actif de Lance Armstrong. Un tiers seulement. Mais tous les autres sentent tout autant ce souffre nauséabond. Indurain, Riis, Ullrich, Pantani, Pereiro, Contador, Sastre, Schleck, Evans, Wiggins… plus tous les autres qui ont fini dans les 10 premières places… et tous les autres qui, malgré l’aide médicale, n’ont pas pu atteindre le nirvana cycliste !
Les coureurs étaient-ils plus propres avant 1991 ? Difficile à dire, mais peu crédible. On peut évidemment l’espérer avec, par exemple, quelqu’un comme Lemond. Mais il est sans doute le seul à le savoir avec exactitude. Et encore, combien de coureurs n’ont-ils pas été aidés « à l’insu de leur plein gré » ? On peut remonter ainsi bien loin : le dopage n’est quand même pas une invention des années 80 ! Avant l’EPO, d’autres produits ou procédés ont sévi (et sévissent encore) : ACTH (synacthène), anti-inflammatoires, broncho-dilatateurs, corticoïdes, cannabis (THC), clenbuterol, compléments alimentaires, créatine, hémoglobine synthéthique ou animale, nandrolone, testostérone, transfusions sanguines… sans oublier le « pot belge » !
On sait aussi aujourd’hui qu’il ne suffit pas qu’un coureur – quel qu’il soit – nie fermement s’être dopé pour qu’il dise la vérité. Alors, il est plus simple de croire que, d’une manière ou d’une autre, ils y sont tous passés.
C’est là que je dis : « Rendez à Armstrong ses maillots jaunes ». Bien sûr, il a triché et menti. Sans doute plus et mieux que tous les autres ! Mais être le premier d’une bande de dopés, c’est toujours être le premier. Ses Tours, il ne les a pas obtenus dans un fauteuil. Il a pédalé, sué, souffert… Pourquoi serait-il plus coupable que tous les autres ?
En écrivant cela, je ne cherche pas à l’excuser, en aucune manière. Je constate simplement qu’il est pourri au pays des pourris. Si on voulait vraiment nettoyer l’histoire du Tour – et plus globalement du cyclisme, pour ne pas dire du sport professionnel en général – il faudrait effacer tous les palmarès… depuis que le Tour (ou le sport professionnel) existe ! Cela n’aurait évidemment aucun sens. Alors, gardons les palmarès, en sachant ce qu’ils signifient.
Et puis luttons encore et toujours contre le dopage. Ou alors légalisons-le, puisque de toute façon il continuera à exister. Ne soyons pas stupidement bisounours. Le dopage est un fait et un fléau. Pour l’éradiquer – pour autant que ce soit possible – il faut le voir tel quel : un fait et un fléau. C’est d’ailleurs sans doute dans le cyclisme qu’il est le plus considéré à ce niveau. Que la lutte continue.
Il semble maintenant évident que toutes les victoires au Tour de France, depuis 1991, ont été acquises avec l’aide de cette charmante Erythropoïétine, mieux connue sous le vocable EPO. 1991, c’est la première victoire de Miguel Indurain, avec l’aide du Docteur Conconi, celui qui – en 1984 déjà – avait construit de toute pièce l’incroyable record de l’heure de Francesco Moser.
De 1991 à 2012, cela fait 21 Tours. Dont 7 à l’actif de Lance Armstrong. Un tiers seulement. Mais tous les autres sentent tout autant ce souffre nauséabond. Indurain, Riis, Ullrich, Pantani, Pereiro, Contador, Sastre, Schleck, Evans, Wiggins… plus tous les autres qui ont fini dans les 10 premières places… et tous les autres qui, malgré l’aide médicale, n’ont pas pu atteindre le nirvana cycliste !
Les coureurs étaient-ils plus propres avant 1991 ? Difficile à dire, mais peu crédible. On peut évidemment l’espérer avec, par exemple, quelqu’un comme Lemond. Mais il est sans doute le seul à le savoir avec exactitude. Et encore, combien de coureurs n’ont-ils pas été aidés « à l’insu de leur plein gré » ? On peut remonter ainsi bien loin : le dopage n’est quand même pas une invention des années 80 ! Avant l’EPO, d’autres produits ou procédés ont sévi (et sévissent encore) : ACTH (synacthène), anti-inflammatoires, broncho-dilatateurs, corticoïdes, cannabis (THC), clenbuterol, compléments alimentaires, créatine, hémoglobine synthéthique ou animale, nandrolone, testostérone, transfusions sanguines… sans oublier le « pot belge » !
On sait aussi aujourd’hui qu’il ne suffit pas qu’un coureur – quel qu’il soit – nie fermement s’être dopé pour qu’il dise la vérité. Alors, il est plus simple de croire que, d’une manière ou d’une autre, ils y sont tous passés.
C’est là que je dis : « Rendez à Armstrong ses maillots jaunes ». Bien sûr, il a triché et menti. Sans doute plus et mieux que tous les autres ! Mais être le premier d’une bande de dopés, c’est toujours être le premier. Ses Tours, il ne les a pas obtenus dans un fauteuil. Il a pédalé, sué, souffert… Pourquoi serait-il plus coupable que tous les autres ?
En écrivant cela, je ne cherche pas à l’excuser, en aucune manière. Je constate simplement qu’il est pourri au pays des pourris. Si on voulait vraiment nettoyer l’histoire du Tour – et plus globalement du cyclisme, pour ne pas dire du sport professionnel en général – il faudrait effacer tous les palmarès… depuis que le Tour (ou le sport professionnel) existe ! Cela n’aurait évidemment aucun sens. Alors, gardons les palmarès, en sachant ce qu’ils signifient.
Et puis luttons encore et toujours contre le dopage. Ou alors légalisons-le, puisque de toute façon il continuera à exister. Ne soyons pas stupidement bisounours. Le dopage est un fait et un fléau. Pour l’éradiquer – pour autant que ce soit possible – il faut le voir tel quel : un fait et un fléau. C’est d’ailleurs sans doute dans le cyclisme qu’il est le plus considéré à ce niveau. Que la lutte continue.
dimanche 24 février 2013
Nième offensive hivernale
FMG © 2013
Et voilà, c’est reparti ! Comme si on n’avait pas encore vu assez de neige cette année, elle s’est réinvitée sans demander gare. À croire qu’elle a vraiment envie de s’imposer comme l’événement-clé de l’hiver 2013.
Ce n’est évidemment pas avec ce léger tapis blanc qu’on va bouleverser le monde ni même la petite Belgique. Pas de quoi s’inquiéter, même si ça commence à bien faire et qu’on aimerait bien avoir un peu de soleil, un peu de chaleur, un peu de verdure…
Et puis, la neige a son charme évidemment. D’autant plus que depuis que ma voiture est équipée de pneus hiver, je dois bien me rendre à l’évidence que cela glisse nettement moins.
Bref, on ne va pas en faire un drame. La neige est là, c’est comme ça. Simplement, on va allumer un bon feu dans la maison et se laisser réchauffer par la danse des flammes. Finalement, tout n’est pas perdu !
dimanche 10 février 2013
Sérénité
FMG © 2013
La vie est faite de hauts et de bas. Parfois, elle se déroule simplement, en plaine sereine ou en pleine sérénité, aussi paisible que cette mer qui conduit majestueusement à la ligne d’horizon de la plénitude.
Ces moments de sérénité sont à apprécier sans borne, dans toute leur splendeur impassible. Comment viennent-ils ? À quoi sont-ils liés ? Qui peut les expliquer ? Questions vaines et futiles. Seul le calme importe et nourrit le cœur et l’esprit.
Certains disent qu’une mer calme n’a jamais fait un bon marin. Sans doute. Mais un certain John Donne ajoute avec raison que « la mer est aussi profonde dans le calme que dans la tempête ». En réalité, pour le marin, qu’elle soit calme ou tempête, c’est la mer qui crée son existence et sa raison d’être. Plus que vraisemblablement, il ne se pose pas, chaque matin, la question de savoir si la mer est encore là. C’est son évidence. Il ne s’interroge pas non plus de savoir si elle est calme ou tempête. Cela, il le vit et s’adapte aux circonstances. Préfère-t-il l’un ou l’autre ? Il est sans doute plus simple de vivre le calme, mais c’est sans doute aussi dans la tempête que se forgent les souvenirs, ceux qu’on revisite avec passion quand la mer est redevenue calme.
La vie est faite de hauts et de bas. Quel bonheur lorsqu’elle se déroule simplement, en plaine sereine ou en pleine sérénité, aussi paisible que cette mer qui conduit majestueusement à la ligne d’horizon de la plénitude !
vendredi 8 février 2013
Mais où allons-nous ?
Une maman retrouve-t-elle son fils devenu policier après une longue séparation ? Une vieille dame a-t-elle été attaquée par des voyous et vient-elle chercher de l’aide auprès du policier ? À moins qu’elle n’ait failli tomber et que le policier la rattrape ? Ou encore, c’est peut-être une dame souffrant malheureusement de démence et qui profère de joyeuses absurdités sans s’en rendre compte…
Plus vraisemblablement sans doute – et même sûrement – s’agit-il d’un abus d’autorité de la part d’un policier espagnol un peu énervé (comme d'autres policiers espagnols ?).
C’est vrai que cette photo en soi ne veut rien dire, car on ignore ce qui se passe exactement. Il est possible d’émettre plusieurs hypothèses sans nécessairement en avoir une seule qui soit la bonne. La force d’une image en est toujours aussi sa faiblesse, tant qu’on ne met pas par des mots ce qu’elle représente vraiment.
En l’occurrence, la réalité est triste et simple : la photo a été prise le 7 février, devant le siège de la Bankia – cette sordide banque créée par l'État espagnol pour sauver le secteur financier de la banqueroute – lors d’une action contre les expulsions de centaines de petits locataires qui n’ont plus les moyens pour payer leur loyer. La vieille dame, Angustia de son prénom, est passée de l'autre côté des barrières. Un premier policier l'a saisie par le bras : elle lui a demandé de la lâcher, ce qu'il a fait. C'est alors que le solide policier de la photo est intervenu et a projeté au sol cette Angustia rebelle.
Emmenée aux urgences, elle en est ensuite ressortie et est retournée sur les lieux de la manifestations où elle été ovationnée à juste titre. Elle n’a rien perdu de sa verve ni de sa dignité, comme le montre cette vidéo.
Il faut bien reconnaître qu’un peu partout dans le monde la violence policière devient une habitude et qu’elle est banalisée dans de nombreux cas. Ce n’est pas une marque de progrès. La violence ne mène nulle part. D’où qu’elle vienne, elle débouche toujours sur une impasse. Mais elle est d’autant plus inacceptable lorsqu’elle est le fait des « forces de l’ordre ». Quand elle s’attaque à une vieille dame, fusse-t-elle rebelle, la violence devient vraiment stupide. Et ce nulle part où elle mène devient alors le déshonneur de l’humanité. Est-ce là que nous allons ?
Plus vraisemblablement sans doute – et même sûrement – s’agit-il d’un abus d’autorité de la part d’un policier espagnol un peu énervé (comme d'autres policiers espagnols ?).
C’est vrai que cette photo en soi ne veut rien dire, car on ignore ce qui se passe exactement. Il est possible d’émettre plusieurs hypothèses sans nécessairement en avoir une seule qui soit la bonne. La force d’une image en est toujours aussi sa faiblesse, tant qu’on ne met pas par des mots ce qu’elle représente vraiment.
En l’occurrence, la réalité est triste et simple : la photo a été prise le 7 février, devant le siège de la Bankia – cette sordide banque créée par l'État espagnol pour sauver le secteur financier de la banqueroute – lors d’une action contre les expulsions de centaines de petits locataires qui n’ont plus les moyens pour payer leur loyer. La vieille dame, Angustia de son prénom, est passée de l'autre côté des barrières. Un premier policier l'a saisie par le bras : elle lui a demandé de la lâcher, ce qu'il a fait. C'est alors que le solide policier de la photo est intervenu et a projeté au sol cette Angustia rebelle.
Emmenée aux urgences, elle en est ensuite ressortie et est retournée sur les lieux de la manifestations où elle été ovationnée à juste titre. Elle n’a rien perdu de sa verve ni de sa dignité, comme le montre cette vidéo.
Il faut bien reconnaître qu’un peu partout dans le monde la violence policière devient une habitude et qu’elle est banalisée dans de nombreux cas. Ce n’est pas une marque de progrès. La violence ne mène nulle part. D’où qu’elle vienne, elle débouche toujours sur une impasse. Mais elle est d’autant plus inacceptable lorsqu’elle est le fait des « forces de l’ordre ». Quand elle s’attaque à une vieille dame, fusse-t-elle rebelle, la violence devient vraiment stupide. Et ce nulle part où elle mène devient alors le déshonneur de l’humanité. Est-ce là que nous allons ?
jeudi 7 février 2013
Lumière à bas prix
Travaillant toute la journée avec de futurs conseillers en énergie autour de projets en ce domaine, je suis particulièrement sensible à cette information : des chercheurs canadiens ont développé une ampoule qui produit la même lumière qu’une ampoule à incandescence de 100 watts en ne consommant que 12 watts. Record mondial !
C’est une ampoule assez spéciale, car elle est obtenue par pliage – à la façon origami – de circuits imprimés parsemés de diodes électroluminescentes (LED). Au bout du compte, l’ampoule se visse sur n’importe quel soquet et émet, selon ses concepteurs, « une lumière blanche naturelle, brillante et chaleureuse, parfaitement confortable, un peu comme lorsque vous êtes exposé à la lumière du soleil en plein après-midi ».
Elle a évidemment un prix : 34 euros. Mais elle aurait une durée de vie de 30 000 heures : utilisée à raison de 4 heures par jour, elle rendrait l’âme après 20 ans de bons et loyaux services, avec une consommation hyper réduite ! Qui dit mieux ?
Plus que vraisemblablement, quelqu’un dira mieux un jour ! La recherche dans ce domaine est permanente et les produits nouveaux et performants continueront à apparaître. Difficile de dire aujourd’hui si la NanoLight connaîtra une grande diffusion. On peut l’espérer, mais la complexité des marchés est ce qu’elle est. Même un produit de qualité peut ainsi ne connaître que l’oubli en fonction des jeux d’influence et des enjeux économiques des grandes entreprises concernées.
En attendant, ne boudons pas notre plaisir. La gestion de l’énergie – comme celle de l’eau d’ailleurs – est un réel défi pour l’homme du XXIe siècle. Toute avancée technique permettant de réduire la facture énergétique est un progrès véritable dans la mesure où elle contribue à mieux gérer le capital énergétique de la Terre. C’est une question de survie : plus on consomme d’énergie, plus – non seulement – on diminue les richesses naturelles, mais aussi plus on accroît la pollution énergétique qui contribue au dérèglement climatique.
Enfin, le look de la NanoLight me plaît bien, sans compter sa méthode d’assemblage que vous pourrez découvrir dans les trente dernières secondes de cette vidéo !
C’est une ampoule assez spéciale, car elle est obtenue par pliage – à la façon origami – de circuits imprimés parsemés de diodes électroluminescentes (LED). Au bout du compte, l’ampoule se visse sur n’importe quel soquet et émet, selon ses concepteurs, « une lumière blanche naturelle, brillante et chaleureuse, parfaitement confortable, un peu comme lorsque vous êtes exposé à la lumière du soleil en plein après-midi ».
Elle a évidemment un prix : 34 euros. Mais elle aurait une durée de vie de 30 000 heures : utilisée à raison de 4 heures par jour, elle rendrait l’âme après 20 ans de bons et loyaux services, avec une consommation hyper réduite ! Qui dit mieux ?
Plus que vraisemblablement, quelqu’un dira mieux un jour ! La recherche dans ce domaine est permanente et les produits nouveaux et performants continueront à apparaître. Difficile de dire aujourd’hui si la NanoLight connaîtra une grande diffusion. On peut l’espérer, mais la complexité des marchés est ce qu’elle est. Même un produit de qualité peut ainsi ne connaître que l’oubli en fonction des jeux d’influence et des enjeux économiques des grandes entreprises concernées.
En attendant, ne boudons pas notre plaisir. La gestion de l’énergie – comme celle de l’eau d’ailleurs – est un réel défi pour l’homme du XXIe siècle. Toute avancée technique permettant de réduire la facture énergétique est un progrès véritable dans la mesure où elle contribue à mieux gérer le capital énergétique de la Terre. C’est une question de survie : plus on consomme d’énergie, plus – non seulement – on diminue les richesses naturelles, mais aussi plus on accroît la pollution énergétique qui contribue au dérèglement climatique.
Enfin, le look de la NanoLight me plaît bien, sans compter sa méthode d’assemblage que vous pourrez découvrir dans les trente dernières secondes de cette vidéo !
samedi 26 janvier 2013
Cassez Desjeux
Comme d’autres, je me suis réjoui de la libération de Florence Cassez. Sa condamnation à 60 ans de geôle mexicaine était bien dure et entachée de trop d’irrégularités pour être crédible. Pour autant, est-on sûr qu’elle est innocente des actes qui l’ont amenée à être condamnée ? Et surtout, dans le doute, fallait-il l’accueillir en grandes pompes comme si elle était une héroïne des temps modernes ?
Loin de moi l’idée de dire qu’elle est coupable ou qu’elle ne l’est pas. Je n’en sais rien. Je sais seulement qu’elle a été effectivement en couple avec M. Israël Vallarta Cisneros, chef d’un gang très violent, Los Zodiaco. Je sais qu’elle a été arrêtée en 2005 dans le ranch du dit Israël et qu’on y a retrouvé armes de gros calibre et otages séquestrés ! Je sais qu’une des otages, Mme Cristina Ríos Valladares, a reconnu Florence Cassez comme étant une de ses ravisseuses. Je sais aussi que cette arrestation aurait été mise en scène et filmée par la police mexicaine, ce qui est un des vices de forme ayant finalement conduit à sa libération.
Je sais encore que les parents de la française ont toujours déclaré qu’ils ignoraient tout des activités criminelles d’Israël Vallarta Cisneros au point de ne l’avoir jamais rencontré, alors que des photos démontrent clairement le contraire.
Je sais qu’elle a donc été condamnée, en deux temps, à soixante années de prison et qu’elle a été libérée pour vices de forme dans la procédure, sans que les juges se prononcent sur le fond de l’affaire et donc sur son éventuelle culpabilité.
Tout cela est très bien relaté, avec beaucoup de discernement, à charge et à décharge, sur la page Wikipédia consacrée à l’affaire. Cette présentation ne permet évidemment aucunement de se prononcer définitivement sur la culpabilité de cette jeune femme, sans doute de toute façon embarquée dans une affaire qui l’a dépassée. Comme malheureusement beaucoup trop de femmes, victimes de l’amour qu’elles vouent à un homme qui n’en vaut pas la peine. À cet égard, la jolie Florence Cassez est sans doute de toute façon une victime. Et je continue à me réjouir de sa libération.
Fallait-il pour autant l’accueillir avec tant de fastes, tant politiques que médiatiques ? On peut en douter d’autant plus qu’au même moment, le corps de Yann Desjeux, l’otage français tué sur le site gazier d’In Amenas en Algérie, a été lui aussi rapatrié en France, dans une indifférence quasi généralisée. Pourtant, il semble que cet homme, ancien membre des forces spéciales françaises, se soit comporté en héros, en rassurant les otages, en détournant d'eux l'agressivité des ravisseurs, et en parvenant même à désamorcer le détonateur de la charge explosive de la ceinture avec laquelle les terroristes l’avait attaché. Son corps a été accueilli dans l’intimité de sa famille, avec la seule présence de la ministre déléguée des Français de l’étranger.
Deux poids, deux mesures qui posent question. Quelles sont les réponses ?
Loin de moi l’idée de dire qu’elle est coupable ou qu’elle ne l’est pas. Je n’en sais rien. Je sais seulement qu’elle a été effectivement en couple avec M. Israël Vallarta Cisneros, chef d’un gang très violent, Los Zodiaco. Je sais qu’elle a été arrêtée en 2005 dans le ranch du dit Israël et qu’on y a retrouvé armes de gros calibre et otages séquestrés ! Je sais qu’une des otages, Mme Cristina Ríos Valladares, a reconnu Florence Cassez comme étant une de ses ravisseuses. Je sais aussi que cette arrestation aurait été mise en scène et filmée par la police mexicaine, ce qui est un des vices de forme ayant finalement conduit à sa libération.
Je sais encore que les parents de la française ont toujours déclaré qu’ils ignoraient tout des activités criminelles d’Israël Vallarta Cisneros au point de ne l’avoir jamais rencontré, alors que des photos démontrent clairement le contraire.
Je sais qu’elle a donc été condamnée, en deux temps, à soixante années de prison et qu’elle a été libérée pour vices de forme dans la procédure, sans que les juges se prononcent sur le fond de l’affaire et donc sur son éventuelle culpabilité.
Tout cela est très bien relaté, avec beaucoup de discernement, à charge et à décharge, sur la page Wikipédia consacrée à l’affaire. Cette présentation ne permet évidemment aucunement de se prononcer définitivement sur la culpabilité de cette jeune femme, sans doute de toute façon embarquée dans une affaire qui l’a dépassée. Comme malheureusement beaucoup trop de femmes, victimes de l’amour qu’elles vouent à un homme qui n’en vaut pas la peine. À cet égard, la jolie Florence Cassez est sans doute de toute façon une victime. Et je continue à me réjouir de sa libération.
Fallait-il pour autant l’accueillir avec tant de fastes, tant politiques que médiatiques ? On peut en douter d’autant plus qu’au même moment, le corps de Yann Desjeux, l’otage français tué sur le site gazier d’In Amenas en Algérie, a été lui aussi rapatrié en France, dans une indifférence quasi généralisée. Pourtant, il semble que cet homme, ancien membre des forces spéciales françaises, se soit comporté en héros, en rassurant les otages, en détournant d'eux l'agressivité des ravisseurs, et en parvenant même à désamorcer le détonateur de la charge explosive de la ceinture avec laquelle les terroristes l’avait attaché. Son corps a été accueilli dans l’intimité de sa famille, avec la seule présence de la ministre déléguée des Français de l’étranger.
Deux poids, deux mesures qui posent question. Quelles sont les réponses ?
dimanche 20 janvier 2013
Mouvement social positif
« Ce monde, avec toutes les imperfections qu’il a, va vers un progrès social. Nous sommes en progrès constant en ce qui concerne la santé, l’hygiène, le regard porté aux autres, aux enfants, aux personnes âgées. Nous allons aussi vers une participation globale des gens, nous sommes plus généreux et participons plus à un mouvement social positif. Il y a moins d’égoïsme dans ce siècle. C’est évident. »*
Ces mots, c’est Jean Dufaux – scénariste de Jessica Blandy, Djinn, et autres séries BD – qui les a prononcés. Un doux rêveur ? Non, je ne crois pas. Il est d’ailleurs bien conscient de « toutes les imperfections » de notre monde. Mais il constate aussi les progrès et participe à ce mouvement social positif ! Il n’est pas fréquent de lire de telles déclarations. La tendance est plutôt au pessimisme névrotique et à la conviction que tout va mal, que tout fout le camp, qu’on n’a jamais été aussi près du gouffre et qu’il suffirait d’un pas…
Pourtant, le progrès social est là ! Il est intéressant de constater que Dufaux ne parle pas de progrès économique ni politique. À ces niveaux, on peut sans doute se poser des questions. Mais il y a progrès social (même si on peut aussi à ce niveau se poser des questions).
Ce progrès passe par une participation globale des gens accrue. Les moyens et les occasions de participation sont bien plus répandus qu’ils ne l’ont jamais été. Ils sont bien sûr encore fragiles et se cherchent. Mais Internet a permis une communication globale intense, avec la possibilité d’agir sur le concret à partir du virtuel, dans une égalité jamais égalée.
Ça fait du bien de se le rappeler de temps en temps !
* Jean DUFAUX, interviewé par Joëlle SMETS, dans Le Soir Magazine, n°4204, 16 janvier 2013, p. 48
Ces mots, c’est Jean Dufaux – scénariste de Jessica Blandy, Djinn, et autres séries BD – qui les a prononcés. Un doux rêveur ? Non, je ne crois pas. Il est d’ailleurs bien conscient de « toutes les imperfections » de notre monde. Mais il constate aussi les progrès et participe à ce mouvement social positif ! Il n’est pas fréquent de lire de telles déclarations. La tendance est plutôt au pessimisme névrotique et à la conviction que tout va mal, que tout fout le camp, qu’on n’a jamais été aussi près du gouffre et qu’il suffirait d’un pas…
Pourtant, le progrès social est là ! Il est intéressant de constater que Dufaux ne parle pas de progrès économique ni politique. À ces niveaux, on peut sans doute se poser des questions. Mais il y a progrès social (même si on peut aussi à ce niveau se poser des questions).
Ce progrès passe par une participation globale des gens accrue. Les moyens et les occasions de participation sont bien plus répandus qu’ils ne l’ont jamais été. Ils sont bien sûr encore fragiles et se cherchent. Mais Internet a permis une communication globale intense, avec la possibilité d’agir sur le concret à partir du virtuel, dans une égalité jamais égalée.
Ça fait du bien de se le rappeler de temps en temps !
* Jean DUFAUX, interviewé par Joëlle SMETS, dans Le Soir Magazine, n°4204, 16 janvier 2013, p. 48
vendredi 18 janvier 2013
Un coup de langue est pire qu’un coup de Lance
Cette fois, il l’a dit : Lance s’est dopé. Et bien dopé. Depuis quasi toujours, avant même son cancer. On avait beau le savoir, ça fout quand même un coup. Plus la moindre place désormais pour le moindre doute. C’est désolant.
En 1999, je me souviens d’une discussion avec mon ami Jean-Marc. Nous discutions du Tour de France qui arrivait. Comme je le rappelais en 2009, je lui ai dit : « Et si c’était l’année d’Armstrong ? ». À ce moment-là, cette hypothèse était bien peu crédible. Mais elle me plaisait bien. Ce fut l’année d’Armstrong. La première des sept !
Il était souverain. Le voir démarrer à la première grosse côte du Tour et planter sur place tous ses adversaires avait quelque chose de magique. Cette magie, je l’attribuais à sa force de caractère, à son entraînement rigoureux, à sa préparation calculée. Je me refusais de penser qu’au-delà de ceux-ci, il y avait aussi du pétrole artificiel.
Ou plutôt, je me refusais de penser qu’il était à cet égard différent des autres. J’ai bien l’impression qu’aujourd’hui, je me le refuse encore. Armstrong s’est dopé. Avec le même souci de perfection qu’il avait dans sa manière de courir. Il s’est dopé, comme tous les autres, plus que vraisemblablement. Comme je l’écrivais en août dernier déjà, la liste des coureurs qui figuraient sur les 7 podiums parle par elle-même : Alex Zulle, Fernando Escartin, Jan Ullrich, Joseba Beloki, Raimondas Rumsas, Alexandre Vinokourov, Andreas Klöden et Ivan Basso ! Huit coureurs qui ont tous été convaincus (ou impliqués dans des affaires) de dopage à un moment donné de leur carrière ! Sans doute, plus loin dans le classement, y avait-il des coureurs propres qui peuvent à juste titre se sentir lésés. Mais pour ceux qui jouaient la gagne, pas de doute : ils carburaient tous à autre chose que de l’eau claire.
Armstrong était-il dès lors le « mieux dopé » ? Peut-être. L’avenir nous en dira peut-être plus sur les techniques, sur les personnes impliquées… N’empêche : parmi les dopés, c’est quand même lui qui gagnait. Cela, il ne le devait pas uniquement à ses produits magiques, mais aussi à sa force de caractère, à son entraînement rigoureux, à sa préparation calculée. J’en suis convaincu, mais je sais que cela ne change rien. Tout cela est monstrueusement triste. D’autant plus que pendant tout ce temps, il a toujours nié avec arrogance et froideur, se prétendant blanc comme la neige. Je sais maintenant pourquoi je n’aime pas la neige : elle n’est jamais vraiment toute blanche.
En 1999, je me souviens d’une discussion avec mon ami Jean-Marc. Nous discutions du Tour de France qui arrivait. Comme je le rappelais en 2009, je lui ai dit : « Et si c’était l’année d’Armstrong ? ». À ce moment-là, cette hypothèse était bien peu crédible. Mais elle me plaisait bien. Ce fut l’année d’Armstrong. La première des sept !
Il était souverain. Le voir démarrer à la première grosse côte du Tour et planter sur place tous ses adversaires avait quelque chose de magique. Cette magie, je l’attribuais à sa force de caractère, à son entraînement rigoureux, à sa préparation calculée. Je me refusais de penser qu’au-delà de ceux-ci, il y avait aussi du pétrole artificiel.
Ou plutôt, je me refusais de penser qu’il était à cet égard différent des autres. J’ai bien l’impression qu’aujourd’hui, je me le refuse encore. Armstrong s’est dopé. Avec le même souci de perfection qu’il avait dans sa manière de courir. Il s’est dopé, comme tous les autres, plus que vraisemblablement. Comme je l’écrivais en août dernier déjà, la liste des coureurs qui figuraient sur les 7 podiums parle par elle-même : Alex Zulle, Fernando Escartin, Jan Ullrich, Joseba Beloki, Raimondas Rumsas, Alexandre Vinokourov, Andreas Klöden et Ivan Basso ! Huit coureurs qui ont tous été convaincus (ou impliqués dans des affaires) de dopage à un moment donné de leur carrière ! Sans doute, plus loin dans le classement, y avait-il des coureurs propres qui peuvent à juste titre se sentir lésés. Mais pour ceux qui jouaient la gagne, pas de doute : ils carburaient tous à autre chose que de l’eau claire.
Armstrong était-il dès lors le « mieux dopé » ? Peut-être. L’avenir nous en dira peut-être plus sur les techniques, sur les personnes impliquées… N’empêche : parmi les dopés, c’est quand même lui qui gagnait. Cela, il ne le devait pas uniquement à ses produits magiques, mais aussi à sa force de caractère, à son entraînement rigoureux, à sa préparation calculée. J’en suis convaincu, mais je sais que cela ne change rien. Tout cela est monstrueusement triste. D’autant plus que pendant tout ce temps, il a toujours nié avec arrogance et froideur, se prétendant blanc comme la neige. Je sais maintenant pourquoi je n’aime pas la neige : elle n’est jamais vraiment toute blanche.
lundi 14 janvier 2013
Où sont les vrais problèmes ?
© Yann Arthus-Bertrand
Dans notre société en crise, j’entends souvent dire qu’on cache les vrais problèmes en mettant en avant d’autres éléments qui ne seraient donc pas de vrais problèmes, mais qui n’auraient d’autres buts que de cacher ceux-ci en branchant le peuple sur ces questions passionnantes mais sans aucun intérêt. Pour parler de l’actualité, ces « faux » problèmes dont on n’arrête pas de parler seraient par exemple la dotation de la Reine Fabiola, le mariage pour tous en France, les poils sous les aisselles de Miss Belgique, le populisme supposé de Bart De Wever, les soubresauts nationaux de Gérard Depardieu, la libération conditionnelle de Michelle Martin, etc.
Ceux qui dénoncent ce processus ont bien raison : il est plus simple de discuter adossé aux comptoirs des bars de sujets qui ne changent strictement rien à la vie des gens, mais qui passionnent chacun parce qu’ils sont « ouverts » en ce sens que tout le monde peut avoir son avis qui n’engage que lui. On peut donc disserter longuement, sans que cela change quoi que ce soit, et surtout sans qu’on doive changer quoi que ce soit dans sa propre vie.
Parler des milliers d’enfants qui souffrent de malnutrition ou de ceux qui, encore aujourd’hui, sont obligés de travailler comme des esclaves, discuter sur les raisons qui entraînent des êtres humains à se retrouver dans la rue sans domicile fixe, voire simplement à frôler le seuil de pauvreté, ou sur celles qui font que des familles n’ont d’autre solution pour survivre que d’immigrer dans un pays réputé plus riche ou plus libre que le leur, réfléchir sur le rôle pas toujours très catholique des institutions financières dans l’existence de la crise sociale ou sur les logiques industrielles aveugles qui contribuent au réchauffement climatique… tout cela est certainement moins agréable et plus compromettant. On ne sort jamais indemne lorsqu’on aborde de telles discussions.
Pour autant, sont-ce ces problèmes-là les « vrais problèmes » ? Car finalement, qu’est-ce qu’un « vrai problème » ? Il y en a qui sont évidents, le plus souvent liés à une catastrophe que celle-ci soit douce ou brutale. Ce sont des problèmes « vitaux » qui trouvent leur véracité dans le fait que si on ne les résout pas, on finit par ne plus exister. Il faut cependant constater que des tas de personnes ignorent de nombreux problèmes vitaux que ce soit à une échelle individuelle ou collective.
Il y a une raison simple à cela : un problème n’en est un qu’à travers les représentations qu’une personne se fait de la situation. En soi, il n’y a pas de problèmes. Aucun. Il n’y a que des situations et le sens qu’on leur donne. Et comme la diversité est une caractéristique fondamentale de l’homme, une même situation peut être un problème pour l’un et pas du tout pour l’autre. Sans que l’un des deux soit nécessairement stupide ! Simplement, nous avons tous – et c’est une richesse – une histoire différente, des valeurs différentes, des cultures différentes, des espoirs différents… C’est à travers tous ces filtres que se construisent les problèmes que nous voulons bien voir. Et un « vrai » problème n’est jamais donc « vrai » que pour celui qui l’estime tel.
Prenons la question du mariage pour tous qui enflamme la France et les réseaux sociaux. Personnellement, en tant que Belge, je vois ça avec beaucoup de distance. Comme le dit le slogan, « la Belgique a légalisé le mariage pour tous en 2003. Le pays existe encore et les moules se mangent encore avec des frites ». Bref, pour moi, ce n’est clairement pas un problème. Mais je peux comprendre que ce l’est pour certains qui ont une autre histoire, d’autres valeurs, une autre culture, d’autres visions sociales. Cela ne veut pas dire qu’ils sont des « crétins intégristes », comme je l’ai lu sur le mur Facebook de quelqu’un que j’apprécie par ailleurs. Simplement, ils voient les choses autrement. Chacun peut défendre son idée. Personnellement, quand j'essaie de défendre une idée, ma première attitude n'est pas de juger de la légitimité de ceux qui s'y opposent, mais plutôt de tenter de les comprendre, d’analyser leurs représentations et le chemin de celles-ci…
Mon propos n’est pas de faire comme si il n’y avait pas de problèmes dans notre société. Mes valeurs fondamentales tournent autour de la solidarité et du respect de l’autre. Sur la base de ces valeurs, il y a évidemment des tas de situations dans notre monde du XXIe siècle qui me posent problème. J’ai toujours du mal à comprendre que tout le monde n’est pas préoccupé par les mêmes questions qui me semblent fondamentales. Il y a un long chemin de sensibilisation, d’information, de persuasion à réaliser. Ce n’est pas facile. Pour réussir ce chemin, la première idée forte à prendre en compte est que l’autre n’est pas un « con » parce qu’il pense différemment de moi. Peut-être même finalement a-t-il raison, en tout ou en partie ! Pour progresser ensemble, ne faut-il pas commencer par nous dire que nos problèmes ne sont pas « les vrais problèmes », mais simplement des problèmes, à résoudre, ensemble… ?
vendredi 11 janvier 2013
Tant de sensibilité
Oserais-je l’avouer ? Cette semaine, j’ai passé une soirée à pleurer seul devant ma télévision ! Je regardais la dernière session de qualification avant les émissions en direct de la Nouvelle Star. Et j’étais émerveillé devant tant de sensibilité, tant de personnalité, tant d’engagement, tant d’originalité… Décidément, cette émission est un vrai régal.
Elle permet de découvrir de véritables petits joyaux. Les 10 finalistes sélectionnés par le jury sont quasiment ceux que j’aurais moi-même choisis, du moins sur la base de ce qu’on nous a laissé voir évidemment. J’ai été spécialement ébloui par Charlotte, Florian, Julie, Thimothée… Je reste béat devant Sophie Tith. La benjamine des finalistes, à peine 16 ans, est d’une telle vérité dans l’émotion qu’on ne peut que chavirer. Bien sûr, ses prestations ne furent pas parfaites, mais sa voix grave est si pure que je me suis laissé transporter vers le petit paradis qu’elle nous propose, notamment dans sa reprise de Mad World, de Tears for Fears.
Mon émotion était telle que j’ai voulu la confronter à la Star Academy. Il n’y a pas photo. Je me suis ennuyé devant les prestations de ces piètres chanteurs, sans émotion, à qui on ne demande qu’à faire un show aseptisé, formaté, inutile.
Chacun sa tasse de thé évidemment, et je ne doute pas un seul instant que les artistes de la Nouvelle Star doivent laisser de marbre plus d’une personne. Néanmoins, il faut bien constater que cette émission est construite pour faire ressortir de véritables personnalités artistiques en suscitant avant tout l’émotion et la simplicité.
Ce fut déjà le cas lors des années précédentes où j’ai été emporté par des Christophe Willem, Julien Doré, Amandine Bourgeois, Luce, Camelia Jordana… Ce qui m’inquiète néanmoins, c’est de voir l’évolution de ces chanteurs une fois qu’ils entrent dans le monde professionnel et remporte un succès estimable. Le meilleur exemple est – selon moi – celui de Christophe Willem. Lors des compétitions, il était vraiment au-dessus du lot en offrant des interprétations magiques. Aujourd’hui, ce qu’il fait est – toujours selon moi – un produit totalement aseptisé, neutre, formaté, dénué de toute émotion. Comme s’il avait été récupéré par le système.
Alors, naïvement, je regarderai les finales 2013 en vibrant et en pleurant devant mon poste de télévision, avec le subtil espoir que toute cette sensibilité continuera à exister au-delà de ces émissions d’un soir.
Elle permet de découvrir de véritables petits joyaux. Les 10 finalistes sélectionnés par le jury sont quasiment ceux que j’aurais moi-même choisis, du moins sur la base de ce qu’on nous a laissé voir évidemment. J’ai été spécialement ébloui par Charlotte, Florian, Julie, Thimothée… Je reste béat devant Sophie Tith. La benjamine des finalistes, à peine 16 ans, est d’une telle vérité dans l’émotion qu’on ne peut que chavirer. Bien sûr, ses prestations ne furent pas parfaites, mais sa voix grave est si pure que je me suis laissé transporter vers le petit paradis qu’elle nous propose, notamment dans sa reprise de Mad World, de Tears for Fears.
Mon émotion était telle que j’ai voulu la confronter à la Star Academy. Il n’y a pas photo. Je me suis ennuyé devant les prestations de ces piètres chanteurs, sans émotion, à qui on ne demande qu’à faire un show aseptisé, formaté, inutile.
Chacun sa tasse de thé évidemment, et je ne doute pas un seul instant que les artistes de la Nouvelle Star doivent laisser de marbre plus d’une personne. Néanmoins, il faut bien constater que cette émission est construite pour faire ressortir de véritables personnalités artistiques en suscitant avant tout l’émotion et la simplicité.
Ce fut déjà le cas lors des années précédentes où j’ai été emporté par des Christophe Willem, Julien Doré, Amandine Bourgeois, Luce, Camelia Jordana… Ce qui m’inquiète néanmoins, c’est de voir l’évolution de ces chanteurs une fois qu’ils entrent dans le monde professionnel et remporte un succès estimable. Le meilleur exemple est – selon moi – celui de Christophe Willem. Lors des compétitions, il était vraiment au-dessus du lot en offrant des interprétations magiques. Aujourd’hui, ce qu’il fait est – toujours selon moi – un produit totalement aseptisé, neutre, formaté, dénué de toute émotion. Comme s’il avait été récupéré par le système.
Alors, naïvement, je regarderai les finales 2013 en vibrant et en pleurant devant mon poste de télévision, avec le subtil espoir que toute cette sensibilité continuera à exister au-delà de ces émissions d’un soir.
mercredi 2 janvier 2013
Le prix de la blancheur
FMG © 2013
Deux machines à café l’une à côté de l’autre. Parfaitement identiques. Sauf la couleur : l’une est bleue, l’autre est blanche. Et le prix : la bleue coûte 149 EUR, la blanche 199,98 EUR ! Soit 50,98 EUR rien que pour la blancheur ! C’est dingue, non ?
Est-ce un hasard si c’est la blanche qui coûte plus cher ? Pas sûr ! Certains me diront peut-être que je cherche la petite bête, mais enfin, dans le monde multicolore d’aujourd’hui, donner plus de poids à une machine blanche, n’est-ce pas légèrement raciste ? D’autant plus que la bleue est assurément plus jolie !
Encore heureux que – de toute façon et jusqu’à preuve du contraire – le café fourni est aussi noir que le noir de café ! Il faut rester prudent cependant : si on n’y prend garde, ils vont bientôt nous faire du café blanc ! Vous imaginez : on ne saurait même plus si on a déjà mis du lait dans son café ou non. Et ça, c’est dramatique, parce que du café au lait, ce n’est plus vraiment du café !
En attendant, je me demande quand même si certaines personnes achèteront la machine blanche rien que pour sa blancheur. Le pire, c’est qu’il y en a sans doute ! Mais où allons-nous ?
mardi 1 janvier 2013
La force de l'avenir
FMG © 2012
L’avantage du 1er janvier, c’est qu’il revient chaque année, toujours au même moment et que tout le monde est content ! Qu’on le veuille ou non, on sent un nouveau départ, aussi minime soit-il. Tout recommence. Il est permis de penser que tout est possible.
Ce n’est bien sûr qu’un jour de plus, dans la continuité du précédent. Finalement, ce n’est que le début de l’année calendaire, qui est elle-même une convention arbitraire (même si elle s’inspire de l’année tropique). Il y a des tas d’autres choses qui résultent de conventions arbitraires et il n’y a pas de quoi s’en offusquer !
Bref, nous voici le 1er janvier et il y a tout lieu de croire et d’espérer que c’est le premier jour d’une ère nouvelle pleine de promesses et d’avenir ! En réalité, c’est même une certitude : aujourd’hui, 1er janvier 2013, est le premier jour de l’avenir ! Et celui-ci sera ce qu’on en fera !
C’est toute la force et la sérénité de l’avenir, et – en ce jour – autant en jouir !
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