dimanche 29 mars 2009

Écrin paisible

FMG © 2009

Qu’est-ce qui fait qu’un lieu devient un lien ? Sans doute un regard. Sans le regard, un lieu ne serait jamais qu’un lieu, dans toute sa banalité, sans aucun éclat. Par le regard, un lieu peut prendre une autre dimension, devenir unique, dans toute sa singularité, et se transformer en écrin.

Le regard ne suffit pas. Il faut aussi la lumière. Sans la lumière, il n’y a pas d’ombre, pas de relief, pas de reflet, pas de rupture ni de clair-obscur. C’est la lumière qui nous révèle les choses et qui les transforme en écrin.

La lumière ne suffit pas. Il faut également les formes, les couleurs, les hésitations, les contrastes. Il faut encore le détail qui permet de créer le lien, de le nouer, de s’y rattacher. Finalement, c’est le détail qui fait l’écrin.

Le détail ne suffit pas. Il faut enfin l’âme. Celle-ci est toujours mystérieuse et ne se laisse pas vraiment voir. Pourtant, c’est elle qui nourrit le lieu, qui lui donne vie, qui ouvre les portes de la vérité simple, qui apporte le sens sans lequel le lien ne serait que rien. D’où vient l’âme ? Qui pourrait le savoir ? Mais c’est bien l’âme qui fait du lien un écrin.

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