Ce dimanche, c’étaient les fêtes de la Saint-Georges à Grez-Doiceau. Toujours de beaux moments, surtout quand le soleil s’y invite. L’accès aux voitures est évidemment et heureusement impossible. La meilleure solution pour moi est donc de m’y rendre à vélo, d’autant plus qu’il y a désormais un espace qui leur est spécifiquement destiné.
Un soleil splendide fin mai, c’est génial pour l’ambiance, moins pour mes allergies. Elles sont plus ou moins maîtrisées par un antihistaminique, mais celui-ci n’empêche pas mon nez de couler un peu, surtout après un petit effort à vélo. Bref, mon mouchoir en tissu dans la poche droite de mon jeans a servi, l'en retirant et l’y remettant plusieurs fois !
De retour à la maison, je veux prendre mes clés que j’avais mises… dans la poche droite de mon jeans. Consternation : plus de clés ! Décidément, ça me poursuit. Il faut dire que jeudi soir, j’étais allé – à vélo bien entendu – écouter le concert de l’Académie locale (très agréable d’ailleurs). Au moment où je voulais repartir, impossible de trouver les clés de mes cadenas ! Je vide toutes mes poches, rien. Je retourne là où j’étais assis, rien. Je retourne toutes les chaises, rien. Jusqu’au moment où le bourgmestre en personne remarque mon manège et vient me demander ce qu’il se passe. À l’écoute, il me dit « Reprenons tout à zéro » ! Nous retournons près de mon vélo. Muni de la lampe de son téléphone, il inspecte les lieux et déclare soudain « Je les ai » ! Elles étaient bêtement dans la serrure de mon cadenas, cachées par la barre horizontale du vélo. Je n’avais presque pas l’air bête… Merci Paul !
Bref, trois jours plus tard, je me retrouvais dans une situation quasi semblable, sauf qu’ici c’étaient les clés de la maison et qu’elles étaient certainement perdues dans un espace beaucoup plus large. Ce n’était pas dramatique : j’avais la possibilité de rentrer quand même et ce n’était que le trousseau que je prends quand je roule à vélo, plus léger que celui que j’utilise au quotidien. J’avais déjà eu la honte en racontant mon histoire de jeudi à mes enfants, mais là, ça devenait vraiment abject.
Le soir venu, je me suis rendu sur le groupe Facebook « Tu es un(e) vrai(e) Grézien(ne) si... » avec en tête un « On ne sait jamais ». Très rapidement, perdu parmi de nombreux partages de photos ou vidéos de la fête, j’ai vu le post de Sabrina. Pas de doute, c’étaient mes clés ! Quel bonheur ! Prise de contact rapide, échanges divers et, ce matin, j’ai trouvé les clés… dans ma boîte aux lettres ! Merci Sabrina.
C’est une histoire banale, j’en conviens, mais elle est néanmoins exceptionnelle par les temps qui courent.
Tout d’abord, c’est une histoire – voire même des histoires – qui fini(ssen)t bien ! Elle(s) témoigne(nt) bien sûr de ma stupidité ou de ma maladresse. Mais dans les deux cas, j’ai fini par retrouver mes clés, comme si rien ne s’était passé. Une histoire qui finit bien, ça n’arrive pas qu’au cinéma !
L’histoire montre ce que peut avoir de magique les réseaux sociaux, notamment grâce aux groupes locaux qui y pullulent. « Tu es un(e) vrai(e) Grézien(ne) si... » en fait partie. Constitué de plus de 23 000 personnes alors qu’il n’y a que 14 000 habitants dans la commune. De nombreux posts sont des publicités gratuites, mais locales la plupart du temps. Le groupe permet bien sûr de nombreuses expressions de plaintes ou de râleries diverses, mais il rend aussi de précieux services pour inviter à un événement, retrouver un animal domestique, identifier un corps de métier recommandable, etc. Et signaler un objet perdu… Chouette !
La fin heureuse de cette (double) histoire est directement liée à la gentillesse et à la prévenance humaines. Paul et Sabrina ont eu non seulement une empathie proactive – s’enquérir de mon désarroi ou partager la photo des clés trouvées – mais ils sont allés au bout de leur démarche d’aide : aller sur place pour inspecter et trouver ; échanger après une longue journée de travail et m’apporter à domicile le trousseau trouvé ! Chaque fois simplement pour faire plaisir… Génial !
Je l'affirme : ces clés ne se contentent pas d’ouvrir des cadenas ou des portes, elles ouvrent le bonheur ! C’est merveilleux.
