samedi 25 octobre 2008

Continuer à y croire

FMG © 2008

Parmi la multitude des blogs, il en est plusieurs qui sont consacrés à suivre la progéniture de l’auteur du blog, généralement la maman. On découvre leurs bons mots, leurs doutes, leurs émerveillements, leurs premiers exploits, leurs peurs… et le bonheur de leurs parents pour qui ces petits enfants sont de merveilleuses pépites.

J’avoue ne pas avoir encore découvert - ce qui ne veut pas dire qu’il n’en existe pas - de blogs consacrés à des adolescents où les parents décriraient et commenteraient leurs mots parfois durs et crus, leurs certitudes faussement sûres, leurs désabusements, leurs exploits dont ils sont les seuls à se vanter, leurs désillusions cachées… et le doute de leurs parents pour qui ces ados restent de merveilleuses pépites, mais qui en font voir de toutes les couleurs.

Pourtant, des choses à écrire, ce n’est pas ça qui manque. La sentence « Petits enfants, petits soucis ; grands enfants, grands soucis » est sans doute un cliché caricatural. Mais elle n’est pas trop loin de la vérité.

Inutile de s’étendre sur toutes ces frustrations qu’on encaisse comme on peut, avec plus ou moins d’amertume ou de recul. Elles font partie de la vie et il serait vain de vouloir les ignorer ou les éliminer. Au bout du compte, ce qui importe est de garder confiance. Non pas faire confiance, car ce serait souvent se leurrer et faire croire à l’autre qu’on est dupe. Mais avoir confiance. Se dire que le jeune avance, malgré tout, dans la bonne direction. SA direction. Continuer à y croire.


Avant d'écouter "Ado", arrêtez le lecteur à droite.

Tu es un ado
Rien qu’un ado
Tu te mets à dos
Tous ceux qui ne le sont plus
Tu vas crescendo
Sans aucun credo
En un eldorado
Dont tu te sentirais exclu

Ce qui t’intéresse, c’est le moment présent
D’être avec tes copains devant une bonne bière
Pour devenir sérieux, il sera toujours temps
Demain n’est rien d’autre qu’un autre avant-hier
Tu ne sais pas trop ce que tu es ou n’es pas
Cela t’importe peu tu es ce que tu parais
Il te faut montrer ce qu’il y a de mieux en toi
Ou du moins de la manière dont tu le voudrais

Ce qui te plairait c’est qu’on te foute la paix
Qu’on te laisse vivre avec ton insouciance
Il s’ra toujours assez tôt pour devenir parfait
En attendant on peut dire que tu t’en balances
Alors tu te refermes derrière ton mp3
Et tu rêves à l’amour qui te ferait exister
Qui te ferait sortir de ton costume étroit
Même si tu sais qu’il ne ferait que passer

Tu vis dans un monde peuplé de tentations
Qui peuvent te faire croire que tu as trouvé le sens
De cette vie qui t’offre plus de désillusions
Que de raisons de croire à une vague espérance
Derrière tout ce qui te donne un air de rufian
Pendant que beaucoup pensent que tu te dévergondes
Il t’arrive d’entrevoir que finalement
Oui, c’est bien toi qui es l’avenir du monde

François-Marie GERARD - FMG © 2006

1 commentaire:

  1. Toujours bien cette chanson !

    Quant aux blogs, si, il y en a ! Enfin, très peu. Mais celui-ci te consolera peut-être : aujourd'hui, la crise d'adolescence commence à huit ans !
    Et celui-là, voilà ce qu'il te faut : comment élever un ado d'appartement...

    Bon, bon, je plaisante... mais je ne perds rien pour attendre, oui oui je sais !

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