samedi 29 décembre 2012

Créez le mouvement

Décidez du sens dans lequel tournent les choses de la vie.
Avancez ou reculez… foncez ou déambulez…
Créez le mouvement, même là où il n’y a qu’immobilité fragile.

samedi 15 décembre 2012

Morts pour rien


Comment ne pas être horrifié devant ces 20 enfants morts pour rien, pour la seule folie d’un jeune de 20 ans ? Il n’est pas de mot face à une telle atrocité, qui ne s’arrête pas à ces vies d’anges. Comment pourront désormais vivre leurs parents, leurs frères et sœurs, leurs enseignants ? Un tel drame ruine la vie à tout jamais.

Le Président Obama, visiblement ému, a demandé des « mesures significatives ». Vu de ce côté de l’Atlantique, on ne peut bien sûr que s’interroger une fois de plus sur ce « Second Amendement » qui permet si facilement aux Américains d’avoir des armes. C’est clair qu’il faut réglementer plus, beaucoup plus, la possession de celles-ci. Mais une telle réglementation ne sera jamais le remède miracle. Chez nous aussi, il y a eu un Nordine Amrani. Ou en France, un Mohammed Merah. Et en Chine, un homme a poignardé 22 enfants devant leur école, heureusement sans décès. Et chez nous encore, cette mère a sans doute empoisonné ses trois enfants…

Ce n’est évidemment pas la réglementation favorable aux armes qui crée la folie meurtrière. Mais elle ne freine pas son éclosion. Plus fondamentalement, si une réglementation devait exister, c’est celle qui interdirait toute production d’armes. Tant qu’elles existent, elles seront utilisées !

Même sans arme, il y aurait malheureusement toujours et encore des fous dangereux qui ne trouveraient que la mort des autres comme réponse à leurs problèmes. Ça, on ne sait rien y faire. Certains diront que c’est la société elle-même qui crée la violence de certains. C’est vrai que toutes les injustices, les mépris, les ignorances… ne contribuent certainement ni à la justice, ni au respect, ni à la solidarité. Il faut donc œuvrer pour une société plus humaine, mais sans faire le procès du grand complot. Nous sommes tous dans le même bateau !

En attendant, 20 enfants qui ne demandaient qu’à vivre sont morts brutalement. Sans doute – comme toutes les morts violentes – 20 morts pour rien !

mercredi 12 décembre 2012

12.12.12, 12:12

Nous sommes le 12 décembre 2012. Il est midi et douze minutes ! 12.12.12, 12:12. Nous vivons là un moment extraordinaire, quasi unique. En tout cas, il ne se reproduira pas avant longtemps. Bien sûr, un événement semblable a eu lieu ces 11 dernières années. Mais il faudra désormais attendre l’an 2101, soit 89 années, pour pouvoir avoir un tel alignement de chiffres. Autant dire que tous les lecteurs de ce billet ne revivront plus une telle situation !

C’est vrai que cela ne change pas grand chose à la vie ! À vrai dire, ça ne change même rien du tout. J’aurais pourtant bien compris si les Mayas avaient choisi ce moment pour décréter la fin du monde. Mais non, ils ont banalement choisi le 21 décembre 2012 : « 21.12.12 » ! Avouez, cette date ne ressemble à rien, même s’il y a une certaine symétrie numérique. Cette erreur de casting sera à mon avis assez lourde de conséquence : il y a peu de raison dès lors de penser que ce sera ce jour-là la fin du monde. D’autant plus qu’ils ont oublié de préciser l’heure. Et l’endroit. Car enfin, la fin du monde est-elle annoncée à Anchorage (Alaska, USA) ou à Anadyr (Russie) ? Entre ces deux villes, qu’à peine 1680 km séparent, il y a quand même 21 heures de différence ! Ah, voilà peut-être l’explication du « 21 » !

Rien de tout cela pour aujourd’hui, heureusement. Nous avons le temps de vivre béatement ce moment unique. Une minute en réalité ! Encore heureux que je ne me sois pas arrêté à la seconde près : 12.12.12, 12:12:12 ! Celle-ci n’a duré qu’une seconde (déjà passée de toute façon au moment où vous lisez ce texte).

C’est quand même curieux le temps ! Les moments uniques ne durent jamais qu’un tout petit instant, déjà passé. Quand on y réfléchit d’ailleurs, même le moment présent n’existe pas, puisqu’il est déjà passé. Ce qui fait que finalement tout moment est unique, à la seconde près, puisqu’avant ce moment n’existait pas encore et qu’après il n’existe plus. Est-on vraiment sûr que ce moment présent existe seulement un instant ? Qui pourrait le prouver ? Avec une telle incertitude, il faut bien reconnaître que tout cela est extraordinaire. Intemporel même !

En attendant, moi, ma dure ou belle réalité, c’est qu’en ce jour unique, j’ai un an de plus à mon compteur ! Et j’en suis bien content, même si à chaque année le poids des ans se fait un peu plus sentir. Tant qu’il y a de la vie, il y de l’espoir !

dimanche 9 décembre 2012

Militer avec discernement ?

Face à toutes les absurdités du monde – et elles sont nombreuses – on peut adopter une attitude combative et militante : dénoncer chacune d’entre elles et le crier bien fort. Ce militantisme est sans doute une nécessité, non seulement pour ne pas se laisser bouffer par ceux qui n’attendent que ça, mais aussi pour faire avancer toute la machine vers un lendemain meilleur. Bravo aux militants et vive le militantisme.

Néanmoins, il arrive que celui-ci devienne quelque peu aveugle et empêche les militants d’analyser avec le recul nécessaire une situation pour y voir non seulement ce qu’il y a à dénoncer, mais aussi pour y promouvoir ce qui mérite de l’être. Il est finalement assez rare d’avoir des situations où tout est à jeter, sans discernement.

Par exemple, je suis assez frappé de voir la hargne qu’ont certains à dénoncer, voire à dénigrer, toutes les décisions prises par le gouvernement fédéral belge actuel. Cette colère est même souvent personnifiée dans le chef de son premier ministre, Elio Di Rupo. Avec une certaine absurdité : alors que les Flamands critiquent souvent le « gauchisme » d’Elio Di Rupo, les francophones que j’observe lui reprochent de renier son idéal de gauche et de ne développer qu’une politique de droite au bénéfice des plus riches !

Di Rupo est à la tête d’un gouvernement de coalition, avec six partis bien différents à de maints égards. Ce gouvernement prend des décisions qui une fois ne plaisent pas à certains mais bien à d’autres et en décide d’autres qui plaisent aux premiers mais pas aux derniers. Cela me semble assez logique. Dans ces décisions, il y en un sacré paquet que je n’apprécie pas, mais il y en a aussi qui me semblent inévitables et nécessaires, sans pour autant que j’y adhère pleinement. Enfin, certaines d’entre elles me semblent de bonnes décisions, mais j’avoue qu’elles sont plutôt rares. Cela dit, je sais que c’est un gouvernement qui gère avant tout une situation difficile et qui ne risque malheureusement pas de s’améliorer à court terme.

Quand j’observe certains militants dénoncer tout, a priori et sans aucun discernement, uniquement parce que ça vient de Di Rupo qui est condamné une fois pour toutes, j’avoue ne plus leur accorder trop de crédits. Leur combat me semblerait bien plus légitime si leurs critiques étaient ciblées, en reconnaissant aussi les éléments positifs des orientations prises.

Je reconnais qu’une attitude critique est sans doute plus difficile, car elle oblige à une pensée non linéaire éliminant tous les raccourcis qui forgent les certitudes. Même si de toute évidence certaines grandes évolutions sociales ont été le résultat de mouvements qui ne s’encombraient pas trop de doutes, je suis aussi convaincu que le discernement permet de combattre et de faire avancer le débat tout en ne s’enfermant pas dans une approche monolithique des problèmes.

Quoique. Militer avec discernement, est-ce encore militer ? Difficile à dire, mais j’ose le croire.

jeudi 6 décembre 2012

Le Grand Saint Nicolas

C’est la Saint-Nicolas ! Le grand Saint passe dans les chaumières pour récompenser les enfants sages, pour leur plus grand bonheur. Bien sûr, il ne le fait qu’en Belgique et dans quelques régions du Nord-Est de la France (et dans quelques autres pays), mais il le fait ! N’est-ce pas merveilleux ?

Depuis ma plus tendre enfance, je suis confronté à l’éternelle question : y croire ou non. Depuis toujours, ma réponse est toujours la même : j’y crois ! Malgré la pression sociale. D’ailleurs, comment ne pas y croire puisque Saint Nicolas passe pour récompenser tous les enfants sages, y compris moi-même ?

Bien sûr, je ne suis pas naïf. Je sais bien que les personnages qu’on peut voir un peu partout durant les semaines qui précèdent le 6 décembre ne sont que des ersatz. C’est bien normal : comment le Grand Saint pourrait-il être en même temps en autant d’endroits ? Il a donc trouvé divers assistants d’hiver qui font ce qu’ils peuvent pour rendre présent le Grand Saint auprès des enfants, spécialement – il faut bien le dire – dans les centres commerciaux !

Pendant ce temps-là, Saint Nicolas ne se tourne pas les pouces : il prépare sa hotte et organise ses déplacements, car il faut bien avouer que ce ne doit pas être évident pour lui de visiter autant de maisons en quelques soirées (cela fait longtemps qu’il ne se limite plus à la seule nuit de 5 au 6 décembre). Il a beau être génial, il ne peut quand même pas faire de miracles (et c’est sans doute pour ça qu’il se limite à la Belgique et à quelques régions du Nord-Est de la France, et à quelques autres pays).

Dans les autres régions de France, ils ont le Père Noël. Mais c’est un peu absurde. Car il n’existe évidemment pas. Noël, c’est la fête de la naissance du petit Jésus. On sait que celui-ci a deux pères : un divin qui est inconnu (ou du moins que personne n’a jamais vu, pas même Marie, se contentant d’envoyer l’ange Gabriel pour lui annoncer la future naissance) et un autre humain, Joseph, qui n’est pas le père biologique et qui se demande toujours ce qui a pu arriver. Bref, avec deux demi-pères, inutile d’en rajouter un troisième qui de plus n’a absolument rien à voir avec l’événement du jour. Le Père Noël, oubliez-le : ce n’est qu’un outil de marketing !

Par contre, Saint Nicolas, lui, c’est vraiment le saint patron des enfants qui leur apporte bonbons et cadeaux pour les rendre heureux, leur faire oublier tous leurs petits soucis et les récompenser pour leur grande sagesse démontrée pendant toute l’année. D’ailleurs, il ne vient pas que pour les enfants : à mon âge avancé, je bénéficie encore de ses largesses ! C’est tout vous dire ! Et la tradition continue à se transmettre de génération en génération. Hier, mon fils de 25 ans qui vit sa vie a envoyé un SMS à ma femme lui demandant de placer une de ses paires de souliers au pied de la cheminée en espérant que Saint Nicolas n’allait pas l’oublier. Et ce matin, j’ai bien vu, tout en n’ayant rien entendu, que Saint Nicolas était passé par là… Merci, Saint Nicolas !

mercredi 5 décembre 2012

Droits d’auteur, droits d’ôteur ?

Au jour d’aujourd’hui, les droits d’auteur semblent bien obsolètes pour pas mal de gens. Beaucoup perçoivent ceux-ci comme une entrave à leur liberté d’utilisation de tout ce qui se crée et se diffuse. Les auteurs ne seraient alors que des « ôteurs » de plaisir qui viendraient ennuyer leur monde avec leur souci d’être protégés et rémunérés pour leur travail !

Car c’est bien de cela qu’il s’agit : les droits d’auteurs sont avant tout – outre l’attribution intellectuelle d’une production à son créateur – des droits financiers qui permettent à ceux qui créent une œuvre – que celle-ci soit musicale, littéraire, plastique, gestuelle, etc. – d’être rémunérés pour leur travail. Les créateurs sont des gens comme tout le monde : ils ont besoin d’argent pour vivre. Leur travail est de créer. On peut bien sûr penser que c’est en l’occurrence un travail bien agréable. Ce l’est sans doute dans la plupart des cas. Mais le plaisir lié à la création n’enlève rien à la nécessité pour l’auteur de se nourrir d’autre chose que d’amour et d’eau claire.

Le droit d’auteur, conçu dans sa forme actuelle par Beaumarchais, permet de satisfaire ce besoin. Certains droits sont directement liés à la vente du produit créé : l’auteur d’un livre touche un certain pourcentage des ventes qui en sont réalisées. Mais pour les droits liés à la diffusion, à l’utilisation et à la reproduction des œuvres, c’est plus complexe : l’auteur ne peut en effet pas être derrière chaque utilisateur. Des sociétés de gestion des droits d’auteurs ont donc vu le jour, comme la SABAM en Belgique, la SACEM en France et d’autres sociétés liées plus étroitement à certains types de création. Ces sociétés sont chargées de récolter l’argent auprès des diffuseurs, utilisateurs et/ou reproducteurs, puis de le redistribuer aux différents auteurs. Le principe est simple et sain, même s’il faut reconnaître que tout n’est pas toujours parfait dans le mode de fonctionnement de ces sociétés. Enfin, il y a aussi des droits qui sont retenus au niveau des sources de diffusion ou de reproduction. C’est ainsi que lorsqu’on achète un CD vierge ou une imprimante, on paie une certaine somme qui ira aux auteurs, car le CD vierge est susceptible d’être utilisé pour y graver des œuvres protégées tout comme l’imprimante est un moyen de reproduire des documents protégés.

Mais tout cela est largement remis en question. Aujourd’hui même, 5 décembre 2012, le collège des commissaires de la Commission européenne s'est réuni pour discuter du droit d’auteur avec un risque important de voir augmenter le nombre d’exceptions aux droits des auteurs. À l’ère du numérique, tant les utilisateurs que les producteurs de machines souhaitent en effet pouvoir se passer, non pas des auteurs, mais des droits qui leur reviennent. C’est clair du côté de l’utilisateur, par exemple de chansons. Même sans être « pirate », tout le monde trouve normal de visionner – voire de télécharger – gratuitement sur le net des tas de chansons d’artistes qui ne touchent pourtant en échange pas le moindre sou. C’est aussi clair pour les lobbies de producteurs (constructeurs d’imprimantes ou de photocopieuses, gestionnaires de câble TV, fournisseurs d’accès internet, moteurs de recherche, etc.) qui font tout pour ne pas devoir inclure dans leurs prix une juste rétribution des auteurs.

Si on n’y prend pas garde, on se retrouvera dans une situation où la plupart des auteurs n’auront plus aucune rémunération de leur travail de production. Cela n’empêchera évidemment pas la création, car celui qui sent qu’il doit créer crée. Mais peut-on souhaiter en revenir au seul mécénat pour arriver à faire vivre de leur art quelques rares créateurs, alors que le concept et les outils du droit d’auteur existent et ont montré tant leur efficacité que leur équité ?

Cela ne veut pas dire que le droit d’auteur doit être considéré comme une institution figée et immuable. Au contraire, il doit démontrer sa capacité à s’adapter aux nouvelles réalités numériques de la création et de la diffusion. À cet égard, les licences d’exploitation donnant aux auteurs une plus grande liberté de décider eux-mêmes des conditions d’accès et d’utilisation de leurs œuvres sont des voies prometteuses pour dynamiser le concept même de droit d’auteur en congruence avec les réalités du 21e siècle. Les possibilités de « copyleft », par opposition au « copyright », sont nombreuses et doivent être développées.

Néanmoins, si le résultat final débouchait sur l’absence de toute rémunération, on courrait non seulement le risque de perdre de nombreuses créations, mais de plus cela réduirait les auteurs à de simples « machines à créer » des biens de consommation sans qu’ils en perçoivent les fruits, si ce n’est bien sûr le « plaisir intellectuel ». Ah, ça leur ferait assurément une belle jambe ! Si vous trouvez aussi que ce serait bien dommage d’en arriver là, pourquoi ne pas signer une pétition visant à faire entendre les droits des « ôteurs » !

lundi 26 novembre 2012

Oser la paix plutôt que s’opposer

Dimanche 25 novembre, deux manifestations ont eu lieu à Bruxelles, réunissant chacune environ 1300 personnes. Place Poelaert, les manifestants voulaient soutenir les villes du centre et du sud d'Israël ciblées par les roquettes du Hamas. Dans le centre de Bruxelles, d’autres manifestants clamaient leur soutien aux Palestiniens de la bande de Gaza et demandaient la levée du blocus de Gaza.

Deux manifestations séparées pour une même guerre. Malheureusement, pas deux manifestions unies pour une même paix.

Dans les deux manifestions, on désignait surtout les coupables. Selon le bord dans lequel on se trouve, les coupables sont la source de tous les maux, sans excuse. Coupables, un point c’est tout.

Sans doute y a-t-il des coupables quelque part. Sont-ils tous du même côté ? C’est peu vraisemblable. Il y a aussi des victimes, plus dans un camp que dans un autre. Mais toute victime est une victime, quel que soit son camp.

On peut disserter longtemps sur les responsabilités des uns et des autres. Mais cela ne fait en rien avancer l’essentiel et l’indispensable : la paix.

Si ces 2600 personnes qui ont manifesté en deux mouvements s’étaient unies pour réclamer la paix avec force et conviction, dans le respect de la spécificité de chacun, cette manifestation n’aurait-elle pas eu beaucoup plus d’impact ? On me dira sans doute que je suis naïf, que ma conscience politique est embryonnaire et que je ferais mieux d’ouvrir les yeux.

Je voudrais les ouvrir sur des peuples qui convergeraient ensemble vers une paix constructive dans laquelle chacun trouverait sa place. Aujourd’hui, c’est tout l’inverse qui se passe, sans que cela ne fasse avancer les choses du moindre millimètre. Au contraire, on ne cesse de reculer, désespérément.

Les hommes, de toutes les couleurs, de toutes les religions, de toutes les histoires, de toutes les souffrances… les hommes oseront-ils un jour la paix ?

dimanche 18 novembre 2012

Et voilà, je me bats

Un nouveau CD de Michel Bühler est toujours un événement en soi, malheureusement trop peu médiatisé ! Son nouvel opus est un petit joyau et je ne résiste pas au plaisir d’en parler. Et surtout de mettre en évidence ce gars qui vieillit – il a 67 ans quand même ! – mais qui le fait avec humour et qui – plus fondamentalement – continue à se battre contre toutes les injustices et les imbécillités.

Musicalement, l’album est dans la veine Bühler avec une guitare acoustique omniprésente, comme je l’aime. D’autres instruments créent un accompagnement tout en douceur et de finesse. Jamais une note de trop, toujours celle qui émeut. C’est d’autant plus admirable que Michel est le seul et unique instrumentiste et preneur de son de cet orchestre subtil fondé sur l’univers midi !

Les textes sont tous admirables, remplis de vérités, qu’ils soient tendres (Petite berceuse, Les Ardéchois), engagés (À la manif, Actualités 2012, Tunis 2011, Le Polonais), humoristiques (Et voilà !, Zoologie), amoureux (Avignon), nostalgico-philisophico-spirituels (Est-ce écrit…).

Parmi toutes ces petites merveilles, une chanson qui me touche particulièrement tant elle éveille en moi de frissons essentiels, d’échos d’une vie, de rêves à construire, de besoins vitaux : Je me bats. Et j’ai bien envie de me battre avec lui, « encore et toujours et sans cesse pour saluer la vie qui palpite et qui bat ». Alors, je ne résiste pas à l’envie de vous partager cette chanson (en espérant que Michel Bühler me le pardonnera) parce que la vie, notre vie, elle est là ! Et voilà !

Je me bats


Même si l’heure est parfois à la désespérance
Attendu que la frime gouverne et fait sa loi
Même si les années dans lesquelles on s’avance
Ont la couleur du triste et du chacun pour soi
Même si le bonheur n’est plus une évidence
Mais semble s’éloigner à chacun de nos pas
Même si l’on me dit que c’est perdu d’avance
Que le monde est ainsi et qu’on n’a pas le choix
Je me bats

Même si maintenant c’est être en résistance
C’est risquer d’être seul que d’élever la voix
Pour dire sans relâche l’incroyable arrogance
Des plus riches que tous, des maîtres d’ici-bas
Même si le normal, c’est l’infinie souffrance
Des enfants décharnés aux yeux vidés sans joie
Même si le correct se nomme indifférence
Même s’ils parlent fort ceux qui baissent les bras
Je me bats

Je suis d’un temps d’espoir d’un temps de délivrance
Où l’on osait rêver, et les peuples là-bas
Faisaient tomber leurs chaînes et brisaient le silence
Ô les jolis printemps au parfum de lilas
Devant nous se levaient des matins d’innocence
Plus jamais il n’y aurait d’humiliés, de parias
Plus jamais l’esclavage et plus de violence
N’était-ce pas simplement raison, dites-moi ?
Je me bats

Aujourd’hui les passants sous les néons sinistres
Vont chacun dans leur bulle et pressent un peu le pas
Les voyous brassent l’or, les bornés sont ministres
Et l’on met chapeau bas devant les renégats
L’époque est au commerce, l’époque est aux combines
L’homme n’est plus qu’un objet que la finance broie
Le futile et l’idiot remplissent des vitrines
Cependant qu’au lointain ricane l’argent roi
Je me bats

Avec mes pauvres mots qui sont mes seules armes
Avec les sacrifiés les vaincus d’autrefois
Tous ceux qui n’avaient rien que leur sang et leurs larmes
Les mineurs les canules les pioupious les sans-droit
Avec les femmes usées, petites sœurs de misère
Des bas quartiers de boue où se terrent les rats
Avec tous ceux d’ici qu’habite la colère
Avec les méprisés et ceux qui n’oublient pas
Je me bats

Si longtemps que j’aurai la force, qu’on le sache
De me tenir debout, de chanter, d’être là
Tant qu’il me restera une once de panache
Tant que dans mes veines un sang rouge coulera
Je me battrai encore et toujours et sans cesse
Pour saluer la vie qui palpite et qui bat
Et quand je m’en irai, ce sera sans tristesse
Puisque d’autres viendront qui diront après moi
Je me bats, je me bats

Michel Bühler © 2012

samedi 17 novembre 2012

Au-delà de la barbarie


Nous vivons dans un monde barbare. Rien de neuf sous le soleil : depuis la nuit des temps, les hommes s’entredéchirent et s’exterminent pour des enjeux nourris par la seule soif du pouvoir. Tout se passe comme si certains n’existaient que s’ils tuent leurs semblables.

Toutes ces guerres, tous ces meurtres organisés, toutes ces prises de pouvoir ultime sur l’autre sont souvent liés aux religions. Quel paradoxe fondamental. La plupart de ces religions, voire de ces philosophies, sont clairement orientées vers le respect de l’autre, vers la solidarité, vers l’amour. Malheureusement, elles s’accompagnent aussi d’une illusion de vérité qui devient meurtrière quand elle se transforme en infaillibilité.

Que ceux qui s’engagent dans une religion croient en sa vérité, quoi de plus normal. De là à la transformer en l’unique et absolue Vérité, il y a un pas, trop souvent franchi. Ce n’est même pas le propre des « religions ». Parmi ceux qui se réclament de l’athéisme, combien ne franchissent-ils pas ce même écueil, transformant leurs convictions en seule vérité et balayant du même coup tout ce qui ne s’y rattache pas ?

Pourtant, fondamentalement, l’humanité se caractérise par la diversité. Que celle-ci soit religieuse, mais aussi raciale, linguistique, culturelle, physique, nationale, etc. Chercher à supprimer cette diversité en imposant notre propre pseudo-unicité, c’est nier la réalité même de l’homme, qu’on rattache ou non celle-ci à un quelconque Dieu créateur. Une seule voie s’ouvre vraiment à nous de manière durable et harmonieuse : la coexistence. Tu es toi, je suis moi. Nous sommes riches de nos différences et ce n’est qu’en les laissant interagir que nous connaîtrons une véritable croissance.

En attendant, combien de personnes ont-elles été tuées aujourd’hui de par ces guerres humaines aussi stupides que vaines, de par la violence aussi gratuite qu’inutile ? Quand l’homme se décidera-t-il – pour devenir enfin lui-même – à aller au-delà de la barbarie ?

mercredi 31 octobre 2012

Maman

Tu es partie cette nuit, Maman, pour ton dernier voyage. Qu’il soit comme tu l’as rêvé.

Ton chemin avec nous fut long : tu venais de fêter tes 96 ans. Pendant toutes ces années, tu as passé ton temps à faire tout ce que tu pouvais pour faciliter la vie des autres, particulièrement de ceux qui t’étaient proches.

Je n’étais pas là pour en témoigner, mais je suis convaincu que ta jeunesse fut consacrée à aider tes parents, ton frère et ta sœur. Ce qui ne t’a pas empêché de prendre du bon temps avec tes cousines et tes amies.

Lorsque tu devins une femme adulte, tu rencontras Papa, mais vous fûtes vite séparés : la guerre emmena Papa en captivité durant 5 longues années. Ce ne furent certainement pas des années faciles. Je suis sûr qu’à nouveau tu fis tout ce qui était possible pour surmonter les difficultés quotidiennes et continuer à croire, à faire croire, que tout s’arrangerait.

Ce fut le cas et dès que ce fut possible, vous vous êtes mariés. De cet amour naquirent 5 enfants, dont je fus le dernier. Au début de votre mariage, tu étais professeur et cela te plaisait bien. Mais quand nous arrivâmes, tu fis un choix. Je me souviens que, jeune adolescent, je t’ai demandé pourquoi tu ne travaillais pas. Tu m’avais répondu avec un grand sourire : « Mais parce que j’ai décidé de m’occuper de vous, mes enfants ! Et cela remplit une vie ! ». Ta réponse m’avait fortement impressionné.

D’autant plus qu’éduquer cinq enfants – quatre garçons et une fille – n’était pas une sinécure. Il y eut plusieurs moments difficiles qu’il te fallut surmonter avec courage, nourri par ta Foi. Il y eut évidemment l’accident d’Étienne qui nous a tous tellement touchés au plus profond de nous-mêmes. C’est peut-être pour toi que c’était le plus dur. Pourtant, jamais je ne t’ai vu flancher. C’est toi qui nous soutenais et qui continuais à faire vivre la vie.

Ton énergie n’était jamais prise en défaut. Lorsqu’Étienne disparut, ce fut un nouveau moment difficile que tu vécus toujours avec la même dignité. Lorsque nous vidions son appartement, je me souviens d’un moment où Philippe, Bernard et moi étions tous les trois vidés, fatigués tant nerveusement que physiquement. C’est toi qui nous as relancés, comme si de ton côté tu n’éprouvais aucune lassitude.

Assez logiquement, il y eut des beaux-enfants qui apprécièrent à sa juste valeur l’accueil que vous leur avez donné. Tu as eu ainsi huit petits-enfants et quatre arrière-petits-enfants. Ils ont tous les douze pu apprécier ta bonne humeur et ton souci permanent de t’intéresser à leur découverte de la vie.

À la suite de ta chute, vous vous êtes retrouvés, Papa et toi, dans une vie un peu retirée du monde. Tu consacras alors toute ton énergie et ton attention à Papa. Nous avions beau te dire qu’il fallait que tu penses un peu à toi, tu continuais à te donner entièrement à celui dont tu partageas la vie durant 67 années, avec toujours la même complicité et la même émotion lorsque vous vous retrouviez après une courte hospitalisation de l’un ou de l’autre !

Pour toute cette énergie, ce dévouement, ce courage, je te dis merci, Maman. Je t’aime.

dimanche 14 octobre 2012

Le saut

C’est évidemment l’exploit du jour : Felix Baumgartner a sauté de 39 km d’altitude pour s’offrir une chute libre folle, franchissant au passage le mur du son. Tout ça vécu en direct par des milliers (des millions ?) de personnes, qui ont sans doute senti leurs tripes s’égarer lorsqu’on l’a vu partir en vrille… pour ensuite se stabiliser.

L’exploit est bien plus grand que la victoire attendue de Bart De Wever à Anvers (Antwerpen), mais je ne sais pas lequel des deux événements aura l’impact le plus important. Fort possible que ce soit cette victoire politique. Pour autant que le fameux Bart sache faire quelque chose de sa victoire, ce qui n’est pas certain. Parviendra-t-il seulement à négocier une majorité ? Finalement, il ne vaut peut-être pas mieux que son homonyme Bart Simpson !

De toute évidence, je suis bien plus impressionné par le saut de Felix. Même s’il est vraisemblable qu’il s’agit d’un exploit quelque peu inutile. Mais l’inutile n’est-il pas la caractéristique première de la beauté ?

On pourrait croire qu’il faut être fou pour sauter ainsi. Il faut certainement l’être un peu. À nouveau, la folie n’est-elle pas un signe indispensable de l’intelligence ? Pour oser se lancer, il s’est préparé durant des mois et des mois. Finalement, la seule inconnue était que personne n’avait jamais fait cela. Certaines questions n’étaient donc pas résolues à l’avance. L’inconnu n’est-il pas la source fragile de l’exploit ?

J’imagine que les nombreux paramètres qui ont été relevés durant cette chute de quelques minutes permettront à la science d’en savoir un peu plus. Certaines de ces nouvelles informations seront peut-être réutilisées dans des contextes plus ou moins semblables. Ceux-ci sont cependant a priori assez rares. On peut donc se poser des questions sur cette activité publicitaire pour une boisson énergisante qui s’est déjà révélée à la pointe de l’actualité lors de la course F1 du jour. On peut se poser des questions, oui. Mais on peut aussi rêver. J’avoue que regarder cet exploit en direct m’a replongé dans les premières années de la découverte spatiale, avec ces reportages où il ne se passe pas vraiment grand chose, mais où ce qui se passe est absolument unique et merveilleux. Par la magie de la télévision, on se donne l’illusion d’y participer un peu. Quel plaisir !

dimanche 7 octobre 2012

Le soleil

"Un moment de l’été indien" © Claude Théberge

Y a le soleil du monde

Qui fait chauffer les corps

En se montrant plus fort

Que la mort moribonde

Hier, il a plu quasiment toute la journée. Aujourd’hui, un magnifique soleil d’octobre darde ses rayons, découpant des ombres insolites et subtiles. « C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière », a écrit Edmond Rostand. Il a bien raison.

Nous connaissons tous des périodes d’automne ou d’hiver. Elles noircissent nos vies et parviennent parfois à nous faire croire que rien n’a de sens, que tout est inutile. L’homme est ainsi fait que – la plupart du temps – il parvient à continuer à animer une petite flamme d’espoir dans sa nuit moribonde. Et un jour, le soleil revient.

Il suffit d’une éclaircie, d’un rayon qui s’infiltre sans se laisser dévier de son but. Il suffit même parfois simplement de croire que cette lumière n’est pas que virtuelle, qu’elle existe vraiment… pour qu’elle existe vraiment !

Quelle chaleur alors ! On sent le sang circuler partout dans nos veines, alimenter la moindre de nos cellules, surtout celles du cerveau et celles de la vie. Et on se laisse aller au bien-être de cette douceur dynamique dont les caresses sont toujours aussi pénétrantes que revigorantes. Malgré la mort. Grâce à la vie.

Qu’est-ce qui fait vivre la vie

Qui nous porte au-delà de nous

Qu’est-ce qui nous rend fou

Qui nous donne autant d’envie

Y a le soleil du monde

Qui fait chauffer les corps

En se montrant plus fort

Que la mort moribonde

dimanche 16 septembre 2012

Coups de matraque

Un jeune part en vacances avec copains et copines dans un pays étranger. Il fait la fête avec ses amis. Il est là pour ça : prendre du bon temps ! Il y a beaucoup d’autres jeunes en vacances dans ce coin ensoleillé. La fête est parfois bruyante, pas toujours contrôlée.

Un soir, l’ambiance est chaude. Le jeune se balade avec ses copains, en s’amusant comme il se doit. Tout à coup, il est bousculé… par des policiers qui n’aiment pas trop ces fêtes. Les a-t-il provoqués ? Difficile à savoir. Mais quand ils le bousculent, il se contente d’esquiver. Il n’aime pas la violence. Premier moment terminé. Deuxième échauffourée. Les policiers reviennent à l’assaut et le jeune reçoit quelques coups de matraque… Cette fois, il répond par quelques injures tout en cherchant à nouveau à se retirer de ce combat qui ne le concerne pas. Troisième attaque, groupée cette fois. Cinq ou six policiers, armés de matraques, contre un jeune sans aucune défense. Combat inégal. Le jeune se retrouve enfermé dans un cachot.

Un médecin vient le voir : il paraît que tout est en ordre. Les blessures ont sans doute une autre couleur par là. Il reçoit aussi la visite d’une avocate. Elle le prépare à son passage devant le juge. Mais celui-ci n’aura jamais lieu : une heure avant, il est libéré. Il s’en va, sans demander son reste, reconduit par l’avocate.

Banal événement de vacances ? Peut-être. On peut évidemment se demander pourquoi ce jeune était là, au mauvais moment et au mauvais endroit. On peut se dire que les brutalités se seraient arrêtées s’il n’avait pas réagi aux premiers coups. On peut penser qu’il est normal que les policiers en aient marre de devoir faire face tous les soirs à des fêtards venus dont on ne sait où et qui troublent l’ordre public. On peut, évidemment.

On peut aussi se demander s’il est normal pour autant de tabasser un jeune qui n’a pas commis d’acte délictuel. On peut penser que les policiers se sont acharnés sur lui pour ne pas devoir s’acharner sur les autres, plus nombreux. On peut enfin s’interroger sur le fait qu’il ait finalement été libéré sans passer devant le juge : il y avait sans doute un risque qu’il dise la vérité et que ces policiers se retrouvent dans une situation difficile. On peut, aussi.

On peut enfin penser que tout aurait pu se passer autrement. On peut espérer que le dialogue est encore possible, même dans des moments tendus. On peut rêver que l’hospitalité consiste à autre chose qu’à asséner des coups de matraque. On peut, enfin.

jeudi 6 septembre 2012

Délation vertueuse ?

Ainsi donc, la chaîne Casa, en Belgique, invite son personnel à dénoncer tout acte délictuel d’un autre membre du personnel, dont il aurait connaissance. Chacun est encouragé à dénoncer ses collègues qui auraient volé de l'argent ou des marchandises, octroyé une remise à un ami, ou qui n'auraient pas presté leurs heures de travail… Gros scandale apparemment, qui me laisse perplexe.

La délation, c’est quelque chose de mauvais. Wikipédia le dit d’ailleurs : la délation est une dénonciation méprisable et honteuse. Elle consiste à fournir des informations concernant un individu, en général à l'insu de ce dernier, souvent inspiré par un motif contraire à la morale ou à l'éthique et donc honteuse. On m’a toujours dit et fait sentir que raccuspoter, cela ne se faisait pas ! Dénoncer une bêtise commise par quelqu'un d'autre est ignoble. On dit d'ailleurs que la raccuspote est sans culotte ! Dans ma carrière d’enseignant, j’ai d’ailleurs toujours admiré – quoiqu’elle m’énervait – la solidarité entre enfants qui faisait qu’on ne disait surtout pas quel était l’auteur du petit méfait, malgré toutes les tentatives de séduction et/ou de menace des professeurs !

D’accord, la solidarité, c’est très bien. C’est même peut-être la seule valeur qui en vaille la peine. Mais si j’étais témoin d’un crime – prenons comme exemple imaginaire celui de cette horrible histoire en Haute-Savoie – et que je connaisse l’assassin, qu’il soit même peut-être mon ami, devrais-je me taire ? Ne serait-ce pas ce silence qui serait alors honteux et méprisable ? L’exemple est fort, bien sûr. Mais jusqu’où faut-il être solidaire des conneries des autres ? J’avoue que je n’en sais rien.

Dénoncer un collègue qui vole ou roule l’entreprise dans laquelle je travaille n’est-il pas en réalité un acte naturel au service de l’intérêt collectif plutôt qu’à celui d’un individualisme nocif ? Le mot « délation » fait peur, bien sûr, parce qu’il est connoté négativement. Mais pourquoi faudrait-il « protéger » celui qui fait le mal sous le prétexte que c’est mon collègue ?

Ne soyons pas bégueules : inciter à dénoncer les méfaits des autres peut conduire malheureusement à en inventer pour le plaisir de les dénoncer. Les règlements de compte entre collègues risquent de trouver là une voie royale pour leur épanouissement injuste et nauséabond. C’est un risque, j’en ai bien conscience. Mais cela change-t-il vraiment quelque chose sur le fond ?

Plus que jamais, je n’ai pas de réponse définitive à toutes ces questions. La seule réponse au bout du compte est au niveau de l’éthique personnelle. Celle-ci se fonde sur des valeurs, des histoires, des souffrances, des bonheurs… Personnellement, si j’étais cadre dans la société Casa, je ne crois pas que j’aurais incité les membres du personnel à dénoncer leurs collègues malfaisants, mais peut-être aurais-je trouvé utile de les informer que s’ils voulaient le faire, ils pouvaient toujours s’adresser à tel numéro de téléphone ou à telle adresse électronique. Cette nuance est-elle hypocrite ? À vous de le dire…

dimanche 2 septembre 2012

Quel bel été !

Quel bel été ! Depuis le 21 juin, je n’ai quasiment plus vu de pluie. La fin du mois de juin n’était pas superbe, mais je me suis retrouvé en mission au Cap Vert la première quinzaine de juillet et le soleil y était naturellement présent. De plus, la mission était intéressante : je n’y ai pas fait grand chose, mais j’ai vu un peuple qui se prenait en mains face aux défis du 21e siècle. Passionnant.

Après, je fus en vacances. Au Portugal, sous un soleil limpide et chaud. Quel bonheur ! Les quelques contacts que j’ai eus avec la population m’ont là aussi permis de découvrir un peuple qui en veut, qui voit avant tout le soleil avant de se lamenter sur la crise qui pourtant les touche de plein fouet.

Le mois d’août me permis de connaître le soleil belge, resplendissant de Sint-Agatha-Rode à Saint-Idesbald ! Pas sûr que les dieux y soient pour quoi que ce soit, mais c’était bien agréable.

Demain, ce sera pour moi – comme pour beaucoup – la rentrée professionnelle. Il faut bien que les choses s’arrêtent pour laisser la place à d’autres défis, d’autres enjeux, d’autres rêves. Mais en me baignant encore tout à l’heure dans l’eau plus ou moins froide de la piscine familiale, j’ai goûté le plaisir du soleil de septembre, la fraîcheur de l’eau désaltérante, la lumière des saines fins de journée.

Quel bel été ! Je ne suis pas seul à le penser. Je vous invite à visionner cette vidéo du réalisateur luxembourgeois Vitùc qui glorifie les petits plaisirs de la vie. Que la rentrée soit illuminée par cette vision !